«L’éducation, un facteur clé de la lutte contre la corruption en Chine»

par | Juin 4, 2021 | OPINIONS, POLITIQUE, Tribunes

Par CGTN – La Chine a réalisé des progrès remarquables dans la lutte contre la corruption depuis le 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) en 2012. Une série de mesures ont été prises pour s’assurer que les fonctionnaires « n’osent pas, ne peuvent pas et ne veulent pas être corrompus ».

Voir aussi : https://youtu.be/jB8gbOKdn3U

En plus de punir les fonctionnaires corrompus et de mettre en place des systèmes pour prévenir la corruption, la Chine a mis un accent particulier sur le rôle de l’éducation dans sa campagne de lutte contre la corruption.

«Pour gouverner le Parti de façon globale avec une discipline stricte, nous devons non seulement nous concentrer sur l’uniformisation des sanctions, mais aussi sur le maintien strict de la discipline», a déclaré Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC lors de la sixième séance plénière de la 18e Commission centrale du PCC pour l’inspection disciplinaire (CCDI) en janvier 2016.

«Plus important encore, nous devons guider les gens pour qu’ils fassent mieux et mettre pleinement en valeur les idéaux, les croyances et la moralité», a ajouté M. Xi.

Également président de la Chine, celui-ci a cité un poème du penseur chinois Gong Zizhen (1792-1841) pour souligner le message : «Si vous ne vous maîtrisez pas vous-même, vous serez votre propre source de corruption et n’accomplirez rien

Aspiration originale

Pour aider les responsables du PCC à se maîtriser et à faire en sorte qu’ils « ne veulent pas être corrompus », les dirigeants du Parti les ont exhortés à maintes reprises à rester fidèles à l’aspiration et à la mission fondatrice du PCC, à savoir rechercher le bonheur pour le peuple chinois et rajeunir la nation chinoise.

En juin 2019, une campagne de sensibilisation nationale intitulée « Rester fidèle à notre mission fondatrice » a été lancée pour renforcer le message auprès des 90 millions de membres du PCC.

Lors d’un récent entretien avec CGTN, Alessandro Teixeira, économiste brésilien et professeur de politique publique à l’université de Tsinghua, a souligné l’importance de l’éducation dans la lutte contre la corruption.

Selon Teixeira, le châtiment et la dissuasion ne suffisent pas pour prévenir la corruption. « Je pense qu’il doit y avoir un processus éducatif à cet égard », a-t-il dit. «Il faut éduquer la société.»

«Je pense que c’est aussi ce que les Chinois ont essayé de faire, d’avoir une éducation morale, non seulement pour les responsables du Parti, mais pour tout le peuple», a-t-il ajouté.

Sensibilisation accrue du public

Depuis le 18e Congrès national du PCC, la direction du Parti a mis l’accent sur un certain nombre de concepts bien connus liés à la lutte contre la corruption, ce qui témoigne de sa détermination à s’attaquer au problème profondément enraciné et à favoriser un consensus social contre la corruption.

«Il faut un bon forgeron pour fabriquer de l’acier de qualité», a déclaré Xi Jinping, citant un adage chinois populaire pour expliquer l’importance de la promotion du parti, lorsqu’il a rencontré la presse le 15 novembre 2012, après avoir été élu secrétaire général du Comité central du PCC. Cela signifie que ce n’est qu’en se conduisant honorablement qu’on peut s’attendre à ce que les autres fassent de même. Cet adage est ensuite devenu un slogan emblématique pour inciter les représentants du Parti à suivre la bonne voie.

Parmi les autres concepts de lutte contre la corruption, mentionnons «les quatre formes de décadence» – formalisme, bureaucratisme, hédonisme et extravagance; prendre des mesures décisives pour améliorer la conduite des responsables du Parti et du gouvernement (connue sous le nom de «décision en huit points» du Comité central du PCC) ; terrasser les « tigres » (hauts dirigeants corrompus) et écraser les «mouches» (dirigeants de rang moins élevé corrompus) au même moment; et adopter une politique de tolérance zéro contre la corruption.

Ces concepts, ainsi que les reportages des médias sur les enquêtes anticorruptions, ont grandement sensibilisé le public à la question.

Formule à trois volets

Drapeau du Parti Communiste Chinois

L’éducation est un aspect important de la formule à trois volets de la Chine pour lutter contre la corruption, avec des peines sévères et la mise en place de systèmes.

En 2020, l’inspection disciplinaire et les organes de surveillance partout au pays ont enquêté sur environ 618 000 cas de corruption, conduisant à la condamnation de 604 000 personnes, selon un rapport du principal organisme de lutte contre la corruption en Chine.

La Chine a également renforcé l’établissement de systèmes de lutte contre la corruption pour «confiner l’exercice du pouvoir dans une cage institutionnelle».

La réforme du système national de surveillance, qui a donné lieu à la création de commissions de surveillance aux échelles nationale, provinciale, municipale et de comté, a été un élément clé. Les commissions peuvent superviser tous ceux qui travaillent dans le secteur public et qui exercent un pouvoir public, y compris ceux qui ne sont pas membres du PCC et ceux qui ne travaillent pas au gouvernement.

Tous ces efforts ont permis d’obtenir une victoire éclatante contre la corruption. «De nouvelles mesures dans le domaine de l’éducation, de la recherche sur la nature de la corruption, ainsi que la coopération internationale, font progressivement de la Chine « l’un des principaux pays » dans la lutte contre la corruption», a dit M. Teixeira.

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