Un forum international s’est tenu le 16 juin à Hong Kong sur les « réalisations et perspectives de la pratique du principe ‘un pays, deux systèmes’ dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong ».

Ce forum intervient alors que la Chine est critiqué pour ce principe en Occident, notamment après la mise en vigueur d’une loi sur la sécurité nationale, en juillet 2020. Cette nouvelle législation décuole des manifestations antigouvernementales sans précédent à Hong Kong.

Rétrocédé par les britanniques aux termes de longues négociations d’un accord qui garantissait au territoire une autonomie et des libertés non appliquées en Chine continentales, selon le principe « un pays, deux systèmes ».

Or désormais, de nombreuses voix au Royaume-Uni et en Occident, de manière général, dénoncent ce principe, estimant qu’Hong Kong doit être gouverné sur la bas de la déclaration sino-britannique de 1984 signée par la Première ministre britannique Margaret Thatcher et le Premier ministre chinois Zhao Ziyang.

La tenue du Forum international de la culture Bauhinia, axé sur le thème « un pays, deux systèmes », vise à expliquer au monde les tenants et aboutissants de ce principe, tant par les autorités chinoises qu’hongkongaises.

Selon les organisations, le forum de cette année 2022 entre dans le cadre des célébrations du 25e anniversaire du retour de Hong Kong sous le giron de la Chine.

Parmi les universitaires et entrepreneurs de plusieurs pays, Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong, a affirmé que le principe ‘un pays, deux systèmes’ avait résisté à l’épreuve du temps.

Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong

« Après 25 ans de mise en œuvre, la Loi fondamentale et le principe ‘un pays, deux systèmes’ se sont avérés être la pierre angulaire des garanties fondamentales pour la prospérité et la stabilité à long terme de Hong Kong », a déclaré Carrie Lam.

Cette dernière était au côté de John Lee, futur chef de l’exécutif de Hong Kong, pour le 6ème mandat de la RAS de Hong Kong. Ce dernier a indiqué « le principe ‘un pays, deux systèmes’ et la Loi fondamentale qui le consacre ont apporté des succès notables au cours des 25 dernières années ».

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Ce dernier prévoit une application stricte de la loi sur la sécurité nationales, et la préservation du principe, assurant que « lui et son équipe relèveraient les défis, se concentreraient sur l’efficience et l’efficacité et obtiendraient des résultats ».

De son côté, Huang Liuquan, chef adjoint du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des affaires d’État, a soutenu vidéo que ce principe « représente non seulement le souhait commun du peuple chinois, y compris les compatriotes de Hong Kong, mais est également conforme aux intérêts des investisseurs étrangers et de divers pays ».

« Hong Kong se trouve à une étape critique pour une plus grande prospérité et une gouvernance efficace », a affirmé Liu Guangyuan, commissaire du ministère chinois des Affaires étrangères dans la RAS de Hong Kong, avançant qu’avec des efforts conjoints,

« Hong Kong deviendra une perle brillante avec une économie plus florissante, un environnement plus harmonieux, une démocratie de meilleure qualité, un meilleur État de droit et une vie plus heureuse », a assuré ce dernier.

Or, les autorités chinoises s’étaient engagé à maintenir les systèmes économique et législatif de la RASHK, jusqu’en 2047, sur la base de la Constitution de la République populaire de Chine et de la Loi fondamentale de la RASHK, toutes deux étant le socle constitutionnel de la RASHK.

Toutefois, un nouveau système électoral, voulu par Pékin, a été mis en place en 2021, afin que Hong Kong soit dirigé exclusivement par des «patriotes». D’ailleurs, John Lee, ex-patron de la sécurité de Hong Kong, a été désigné début mai par un petit «comité électoral» pro-Pékin.