À la frontière sino-coréenne, le rapprochement entre la Corée du Nord et la Corée du Sud a poussé le secteur immobilier de la Chine, notamment à Dandong, principale ville chinoise à la frontière nord-coréenne.

Cette ville de 2,4 millions d’habitants est le point de passage du commerce entre la Chine et la Corée du nord. Touchée par les sanctions internationales contre Pyongyang, la levée de ces sanctions pourrait faire bondir le prix des appartements et autres résidences.

D’après le Global Times, le mètre carré dans la ville aurait augmenté de 40%, et même doublé en certains endroits. Passant de 3000 à 5000 yuans (soit environ 700 euros) sa montée fait le «bonheur» des agents immobiliers de la ville, aujourd’hui débordés par les demandes.

Toutefois, la situation ne sera pas aussi rose, car l’interdiction par les Nations unies des exportations par la Corée du Nord de fruits de mer, de textile et d’autres marchandises a fait fuir une partie des commerçants chinois. Cette interdiction a aussi forcé des centaines d’ouvriers nord-coréens expatriés en Chine à rentrer dans leur pays.

Ces hausses espérées des prix de l’immobilier ne traduisent pas nécessairement la bonne santé du marché local car les prix des nouveaux logements à Dandong avaient chuté de 3,7% en mars sur un an, selon des chiffres officiels.

Li Xinyu, directeur d’une agence immobilière, a expliqué à l’agence de presse, Reuters, que «les gens s’attendent à une ouverture économique de la Corée du Nord», ajoutant que «la plupart des acheteurs n’ont pas l’intention d’habiter dans ces logements, mais de réaliser un investissement».