Les autorités taïwanaises ont accusé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de succomber à la pression politique de la Chine continentale après le refus de l’organisation de l’inviter en tant qu’observateur à l’Assemblée Mondiale de la Santé (AMS).

D’après l’agence de presse, Xinhua, le gouvernement chinois a usé de son influence pour empêcher Taïwan d’intégrer les hautes instances internationales, depuis mai 2016. En effet, Beijing attend de la dirigeante de Taïwan, Tsai Ing-wen, qu’elle reconnaisse le principe d’une seule Chine,

En 2017, Taïwan n’a pas pu accéder pour la première en 8 ans à l’Assemblée mondiale de la Santé (AMS), la principale réunion de l’OMS. Cette dernière se tiendra à Genève du 21 au 26 mai et la date limite d’inscription en ligne a expiré le 7 mai sans que Taipei ait reçu une invitation.

«Nous pensons que l’OMS est une organisation non politique poursuivant les normes de santé les plus élevées pour l’humanité et ne devrait pas seulement servir la volonté politique de Pékin», a déclaré le Conseil des affaires continentales de Taïwan dans un communiqué.

Le ministère des affaires étrangères de Taïwan a regretté cette situation, estimant dans un communiqué de presse que «la santé est un droit humain fondamental, ainsi qu’une valeur universelle, indépendamment des différences de race, de religion, de croyances politiques, de situations économiques ou sociales».

Le ministère a souligné que conformément à la charte de l’OMS, Taïwan devrait être autorisée à «participer à égalité» à tous les événements de l’OMS. A Beijing, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Geng Shuang, a expliqué que Taïwan n’a pu assister à l’AMS qu’entre 2009 et 2016 parce que «le précédent gouvernement de Taïwan avait un consensus avec Pékin sur le fait qu’il n’y avait qu’une seule Chine».

En dépit du soutien du Japon à la candidature de Taipei dans sa participation à l’AMS, pour Geng Shuang, «Tsai Ing-wen et son parti progressiste démocratique indépendantiste ont refusé de reconnaître le principe que Beijing n considère comme le fondement des relations. Cela a porté atteinte à la base politique de la participation de Taiwan».