Dominic Raab a annoncé la suspension du traité d’extradition avec la Chine en réaction à la loi controversée sur la sécurité nationale adoptée à Hong Kong, en mai 2020.

Dominic Raab, ministre britannique des affaires étrangères

Le ministre britannique des affaires étrangères, Dominic Raab, a confirmé la décision devant le Parlement le 20 juillet en dépit de la réaction de la Chine évoquant une grave erreur de politique étrangère et des risques de représailles.

«Le gouvernement a décidé de suspendre le traité d’extradition immédiatement et pour une durée indéterminée», a déclaré Dominic Raab, ajoutant que la loi de sécurité nationale promulguée par la Chine remet en causes les principes qui sous-tendent le traité d’extradition.

De son côté, la Chine a mis en garde Londres contre «les conséquences» de la suspension de ce traité d’extradition avec Hong Kong.

Cette décision va impacter les relations déjà tendues entre Londres et Beijing, car elle intervient après que le Royaume-Uni a annoncé le bannissement de tous les équipements du groupe chinois Huawei de ses réseaux 5G et que des hommes politiques ont critiqué la Chine pour son traitement des Ouïghour au Xinjiang.

Un communiqué sur le site de l’ambassade chinoise en Grande-Bretagne a protesté contre la suspension du traité et affirmé «que la partie britannique va encore plus loin dans la mauvaise direction».

«La Chine exhorte la partie britannique à cesser immédiatement de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong qui sont les affaires intérieures de la Chine», a indiqué la déclaration de l’ambassade de Chine à Londres.

«Le Royaume-Uni en supportera les conséquences s’il insiste pour aller dans la mauvaise voie», a souligné le texte. La suspension du traité d’extradition du Royaume-Uni fait suite à des mesures similaires prises par les Etats-Unis, le Canada et l’Australie.