L’ambassadeur des Etats-Unis en Chine nommé par Donald Trump, Terry Branstad, a assuré devant les médias qu’il jouerait un rôle constructif dans le renforcement des relations sino-américaines. Cette déclaration intervient dans un contexte très tendu entre la nouvelle administration américaine et Beijing.

« Je suis très honoré et très fier d’avoir été nommé ambassadeur en Chine« , a indiqué Terry Branstad, gouverneur de l’Iowa, lors d’un entretien accordé à Xinhua. « Nous souhaitons continuer à renforcer les relations et accroître les échanges commerciaux entre nos deux pays« , a-t-il ajouté.

« La Chine est le plus grand pays en développement et les Etats-Unis le plus grand pays développé au monde. Si les deux nations améliorent leurs relations et continuent à approfondir leur amitié et à raffermir leurs liens commerciaux, le monde entier pourrait en bénéficier« , a estimé ce dernier.

Or les déclarations d’avant investiture de Donald Trump et de son entourage, présagent pour certains experts une nouvelle guerre froide.

« On va vers une nouvelle guerre froide » d’un type très différent

Début février, le quotidien britannique, The Independent, retrouve une phrase datée de mars 2016, de Steve Bannon, stratège en chef de la Maison Blanche, qui affirmait qu’une guerre aurait lieu en Chine méridionale d’ici 5 à 10 ans : « Il n’y a aucun doute à propos de cela. Ils prennent leurs bans de sable et fabriquent essentiellement des porte-avions stationnaires et y mettent des missiles. Ils viennent ici (aux Etats-Unis, ndlr) devant, et vous comprenez l’importance de la face, et dire qu’il s’agit d’un ancien territoire maritime », qui leur appartient.

Sans oublier, la déclaration choc de Donald Trump : « Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d’une Chine unique, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d’autres choses, y compris sur le commerce », mi-décembre, sur la chaîne Fox News. Ainsi que les tweets enflammés sur une renégociation du principe d’une seule Chine,

Encore, la position devant le Congrès du futur secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, qui avait menacé d’interdire à la Chine d’entrer dans les eaux de mer de Chine méridionale. Le gouverneur de l’Iowa aura du pain sur la planche.

Interrogé sur l’avenir des relations bilatérales, il a rappelé qu’il y avait eu des hauts et des bas dans les relations sino-américaines et que de nombreux défis subsistaient, mais qu’il s’efforcerait de jouer un rôle constructif afin de régler les différends avec la Chine grâce à son amitié de longue date avec le pays.

« J’espère […] jouer un rôle constructif et régler de nombreux différends d’une manière qui soit avantageuse pour les deux parties. Cela profitera à nos deux pays, mais aussi au reste du monde« , a indiqué ce dernier, qui n’a pas hésité à encourager la Chine à investir davantage aux Etats-Unis.

« Je pense que l’on ne voit qu’une toute petite partie des investissements possibles », a-t-il indiqué. « A l’heure actuelle, des entreprises […] sont implantées aux Etats-Unis depuis un certain temps et font des affaires aux Etats-Unis. Je pense qu’un grand nombre de sociétés chinoises souhaitent faire de même », a indiqué ce dernier à l’agence de presse, Xinhua.