Le Japon demande à ses professeurs de lycée d’enseigner l’appartenance des îles Senkaku, suscitant la colère du gouvernement chinois, estimant que les îles Diaoyu (nom chinois) sont sous sa souveraineté.

En 2017, le ministère japonais de l’éducation avait retiré du programme des écoles primaires et collège, l’appartenance japonaise de cet îlot, mais le gouvernement de Shinzo Abe vient de publier de nouvelles consignes en la matière.

Désormais, les étudiants apprennent que les îles Sensaku/Diaoyu font partie intégrante du territoire japonais et qu’il n’existe pas de conflits territoriaux. Tokyo fixe ces directives basées sur le décret d’application de la loi relative à l’éducation nationale, elles ont force contraignante sur le plan juridique.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Shinzo Abe, la Chine et la Corée du sud, en plein conflit territorial avec le Japon, déplorent la volonté du gouvernement d’édulcorer son passé colonial et de provoquer ses pays voisins avec ses revendications territoriales.

La Chine a exhorté le 30 mars le Japon «à faire face à l’histoire et à la réalité, à adopter un point de vue historique correct dans l’éducation des jeunes et à cesser d’attiser les tensions sur cette question».

«La Chine défend résolument sa souveraineté territoriale, et toute tentative d’empiéter sur la souveraineté de la Chine sur les îles Diaoyu est vaine», a déclaré Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, ajoutant que les îles Diaoyu et leurs îlots adjacents font depuis longtemps partie intégrante du territoire chinois.