La Commission nationale de la santé a relevé le 10 mai le niveau de risque épidémiologique dans un quartier de Wuhan, après la découverte d’un cas de Covid-19, le premier depuis plus d’un mois dans la ville épicentre de la pandémie.

Cette grande métropole de quelque 11 millions d’habitants, placée à partir de fin janvier pendant plus de deux mois en quarantaine, a été particulièrement meurtrie par le virus, qui a contaminé dans le pays près de 83 000 personnes et fait 4 633 victimes.

Alors que Wuhan n’avait pas enregistré de nouvelle contamination depuis le 3 avril, un nouveau cas a été détecté dans la ville, a annoncé la commission. Il s’agit d’un homme de 89 ans résidant dans le district de Dongxihu situé dans le nord-ouest de Wuhan, ont indiqué les autorités locales.

Le niveau de risque épidémiologique dans ce quartier a été relevé de «faible» à «moyen», ont-elles précisé. Wuhan est considérée comme une zone à risque «faible» le 8 avril, jour de la levée de la quarantaine et de la reprise progressive de l’activité.

Les lycéens de terminale ont pu effectuer leur rentrée le 6 mai – tous avec un masque sur le visage et en respectant de strictes mesures sanitaires – après quatre mois de vacances forcées pour cause de virus.

Hormis le cas de Wuhan, la Chine a fait état le 10 mai de 13 nouveaux cas de Covid-19 sur son territoire. C’est la première fois depuis le 1er mai que le pays annonce une augmentation à deux chiffres du nombre de contaminations sur une journée.

L’immense majorité des nouveaux cas sont situés dans le nord-est du pays, où la ville de Shulan a par ailleurs été placée en quarantaine. De plus, les autorités du Heilongjiang font face à l’arrivée de chinois par la Russie, toute proche.

Le 9 mai, le gouvernement a admis que la pandémie avait révélé des «lacunes» dans son système de santé et de prévention des maladies infectieuses.