Le sénateur américain Ted Cruz a rencontré ce dimanche 8 janvier la dirigeante de Taïwan, Tsai Ing-wen, allant contre les objections exprimées par des diplomates chinois.

Candidat malheureux aux primaires présidentielles du Parti Républicain, face à Donald Trump, a annoncé dans un communiqué avoir discuté avec Tsai Ing-wen de ventes d’armes, d’échanges diplomatiques et de relations économiques.

La rencontre a eu lieu à Houston au Texas, selon le porte-parole du sénateur. Ce dernier a indiqué que « renforcer la coopération économique entre nos deux pays doit être une priorité ».

Ted Cruz a également souligné que « peu avant notre rendez-vous, la délégation parlementaire de Houston a reçu une curieuse lettre du consulat chinois demandant aux élus du Congrès de ne pas rencontrer la présidente Tsai et de respecter la politique de la Chine unique ».

Cependant, « la République populaire de Chine doit comprendre qu’en Amérique, nous décidons nous-mêmes des visiteurs que nous rencontrons« , a prévenu le sénateur texan, pour qui « les Chinois ne nous donnent pas de droit de veto sur les gens qu’ils rencontrent. Nous continuerons à rencontrer qui nous voulons, y compris les Taïwanais« .

La dirigeante Tsai Ing-wen transitait par Houston les 7 et 8 janvier avant de se rendre en Amérique centrale, elle doit également s’arrêter à San Francisco les 13 et 14 janvier.

De son côté, Beijing a indiqué ce lundi 9 janvier avoir été « résolument opposée » à la rencontre entre le sénateur Ted Cruz et la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen. « Nous sommes résolument opposés à toute rencontre entre la dirigeante de Taïwan et des responsables américains sous prétexte de ‘transit’, ainsi qu’à ses tentatives de saper les relations sino-américaines« , a déclaré Lu Kang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Ce dernier a exhorté les Etats-Unis à « respecter le principe d’Une Chine unique » et d' »aborder avec une grande prudence » la question taïwanaise. Le quotidien conservateur, Global Times, a indiqué que le gouvernement devait être « entièrement préparé » à toute éventualité et « briserait plutôt ses liens avec les Etats-Unis » si l’administration de Donald Trump revenait sur le principe d’une seule Chine.

Le quotidien va jusqu’à menacer de représailles les autorités américaines : « si cela arrivait, le peuple chinois demandera au gouvernement de prendre sa revanche. Il n’y a pas de marge de manœuvre pour des négociations ».

D’autant plus que le futur président américain Donald Trump avait laissé entendre qu’il pourrait ne pas adhérer à ce principe, si des contreparties commerciales n’étaient mises sur la table.