D’après l’agence de presse Xinhua, les autorités chinoises espèrent que la Corée du sud « continuera de traiter de manière appropriée le dossier du système anti-missile THAAD » (Terminal High Altitude Area Defense).

Le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, a évoqué lors de discussions avec son homologue de la République de Corée, le 22 novembre, Kang Kyung-wha, l’engagement de Séoul à « ne pas participer au système anti-missile mené par les Etats-Unis et à ne pas nuire aux intérêts de sécurité de la Chine dans le cadre d’un quelconque déploiement temporaire du THAAD ».

Beijing veut des réunions militaires, rejetées par Séoul

Wang Yi a souhaité travailler avec Kang Kyung-wha pour accroître la compréhension et minimiser les différends, sur la base du consensus entre les dirigeants des deux pays, afin d’ouvrir la porte à davantage d’échanges de haut niveau.

Deux jours plus tard, les gouvernement nord-coréen a répondu à ce souhait. Le ministère sud-coréen de la défense a déclaré « ne pas envisager de tenir des discussions avec la Chine sur le système de défense antimissile à haute altitude THAAD déployé en Corée du Sud ».

D’après un média local, cité par l’agence de presse Yonhap, « la Chine a demandé officiellement à la Corée du Sud d’organiser des réunions militaires dans les meilleurs délais à propos du bouclier antimissile ». Or « nous ne projetons pas de tenir de telles discussions », a déclaré Moon Sang-gyun, porte-parole du ministère de la défense.

Les deux pays ont convenues le 31 octobre de normaliser leurs relations, après plus d’une année de tensions diplomatiques causées par la présence du THAAD à Séoul. En dépit de ces échanges renoués, la tension reste palpable sur ce dossier.

La présidence sud-coréenne dément certaines informations

La Chine a fait part à de nombreuses reprises de son opposition au déploiement de ce système, appelant également le gouvernement sud-coréen à prendre des mesures « pratiques » afin de la rassurer.

THAAD

Raison pour laquelle, la ministre des affaires étrangères a déclaré devant des députés le 30 octobre que son pays n’envisageait pas de faire venir des batteries THAAD supplémentaires et ne se joindrait pas aux réseaux de défense antimissile dirigés par les Etats-Unis.

A cela s’ajoute la réaction du président Moon Jae-in, qui a démenti une information selon laquelle la Chine aurait demandé à Séoul d’installer un mur écran contre le radar du THAAD en direction de la Chine. En effet, les autorités chinoises craignent que le radar n’espionne ses installations militaires et porte atteinte à ses intérêts sécuritaires.

Le président a également rejeté le fait que Beijing a demandé à Séoul de fournir des documents techniques expliquant le mécanisme du THAAD, et de lui permettre d’enquêter sur le terrain à Seongju, où se trouve le système. Seul fait avéré : « selon l’accord d’octobre, les deux parties ont décidé de poursuivre la communication sur la question du THAAD à travers des canaux militaires » a assuré le ministère sud-coréen des affaires étrangères.