Malgré les protestations du gouvernement chinois, la dirigeante de Taïwa,,Tsai Ingèwen a été accueillie le 12 août 2018 par plusieurs officiels américains. Avant de se rendre au Paraguay, allié diplomatique de Taïwan en Amérique latine, la dirigeante Tsai Ing-wen a fait une escale de 24h à Los Angeles, aux Etats-Unis.

Un banquet des Taïwanais d’outre-mer a été organisé en son honneur, en présence notamment du président de l’Institut Américain à Taiwan, James Moriarty, du directeur du comité des affaires étrangères de la chambre des représentants, Ed Royce ou encore Judy Chu du parti démocrate.

Cette escale est devenue une visite quasi officielle de la dirigeante taïwanaise aux Etats-Unis, depuis la mise en place du Taïwan Travel Act. James Moriarty a salué la présence de Tsai INg-wen et assuré qu’il s’agissait d’un «grand plaisir d’accueillir une amie venant de si loin».

De son côté, la dirigeante taïwanaise a indiqué que «depuis ma dernière visite aux Etats-Unis, les relations taiwano-américaines ont beaucoup progressé. Le président Trump a signé la première vente d’armes à Taiwan et je suis très reconnaissante envers nos amis du Congrès de nous avoir aidé à faire passer des lois aussi importantes comme le Taiwan Travel Act. En juin, nous avons aussi pu observer l’inauguration du nouveau bâtiment de l’Institut Américain à Taiwan, un symbole concret de l’engagement des Etats-Unis envers Taiwan».

Beijing monte le ton contre une escale de Tsai Ing-wen aux Etats-Unis

Avant son départ pour Los Angeles, elle avait eu un ton résolu : «quand je suis à l’étranger, le monde entier peut voir Taïwan. Il peut voir notre pays ainsi que notre soutien à la démocratie et à la liberté».

«Nous devons seulement être fermes de façon à ce que personne ne puisse effacer l’existence de Taïwan», a ajouté cette dernière.

A Beijing, les dirigeants estiment que Tsai Ing-wen veut aller vers une indépendance de Taïwan en bonne et due forme. De son côté, Tsai Ing-wen dit vouloir maintenir le statu quo avec la Chine, cherchant cependant des soutiens avant les élections locales à Taïwan en novembre.

Washington n’a pas de relations officielles, directes, avec Taïwan, mais il est l’allié le plus puissant de l’île et son seul fournisseur d’armes. A son retour, Tsai Ing-wen devrait faire une escale à Houston.

Les escales américaines de Tsai Ing-wen surviennent alors que la Chine et les États-Unis sont engagés dans une guerre commerciale, ce qui accentue encore l’irritation de Beijing contre Washington.