Plusieurs navires chinois ont quitté la zone économique exclusive (ZEE) du Vietnam en mer de Chine méridionale, après un mois de confrontation diplomatique concernant ces eaux revendiqués par les deux pays.

Un navire appartenant au Service géologique chinois, accompagné d’autres bateaux, avait commencé le 3 juillet une mission de prospection autour des îles Spratleys, suscitant la colère de Hanoï, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ces derniers y ont vu une agression.

Hanoï a confirmé le 8 août que les bateaux en question avaient quitté sa ZEE, après des demandes répétées de sa part. Le 25 juillet, les autorités vietnamiennes ont assuré avoir eu plusieurs échanges diplomatiques avec la Chine (…) demandant le retrait immédiat (du navire) de la zone économique exclusive du Vietnam».

« Le 7 août 2019, la flotte de navires Haiyang 8 appartenant à la Chine a fini son opération de prospection géologique et quitté la zone économique exclusive vietnamienne », a déclaré à la presse la porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Le Thi Thu Hang.

Le Vietnam a « montré de la bonne volonté et recherché le dialogue avec les pays concernés pour résoudre le litige », a-t-elle ajouté. De son côté, les autorités chinoises n’ont pas confirmé la présence de ses navires dans la zone.

Avant que le navire de prospection chinois ne soit repéré dans la zone, un navire des gardes-côtes chinois avait également patrouillé à proximité de navire vietnamiens ravitaillant une plateforme offshore, selon le Center for Strategic and International Studies (CSIS), groupe établi aux États-Unis.

D’après le centre américain, les gardes-côtes chinois «agissaient de manière menaçante à proximité de ces bateaux (vietnamiens, NDLR) dans une apparente tentative de les intimider».

La Chine assure avoir une présence plus ancienne dans la zone et dispute cette vaste zone maritime à plusieurs pays riverains (Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei), revendiquant la majorité de la mer de Chine méridionale.

En déplacement en Thaïlande, le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a exhorté les pays d’Asie du Sud-Est à faire reculer cette « coercition » chinoise, et avaient auparavant appelé Beijing à mettre fin à son « harcèlement » dans cette région.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a elle déclaré que l’Union Européenne était préoccupée par la « tension grandissante » dans cette zone, critiquant la « militarisation » chinoise dans cette voie maritime.