21 personnes supplémentaires ont été testées positives au nouveau coronavirus (Covid-19), ce qui porte à 50 personnes touchées dans trois navires militaires, selon l’agence de surveillance de l’épidémie de Taïwan.

Les malades ont développé les symptômes du COVID-19 du 14 au 18 avril, d’après le communiqué de l’agence de santé de Taïwan. Les premiers éléments de l’enquête interne conduite par le ministère de la Défense ont révélé que le règlement n’avait pas été suivi, et qu’en particulier les cas de fièvre et de symptômes respiratoires constatés par le médecin de bord n’avaient pas été rapportés à la hiérarchie.

La flotte composée de ces trois navires militaires est rentrée à Taïwan le 15 avril après une courte escale aux Palaos du 12 au 15 mars et près de 30 jours en mer. La majorité des personnes à bord de ces trois navires ont débarqué avant que les trois premières personnes n’aient été testées positives au virus, le 25 avril.

Un total de 744 militaires et cadets ont subi des tests de COVID-19, le 26 avril. A l’exception des 24 malades soignés dans des salles d’isolement, les autres sont installés dans six stations de quarantaine et une caserne, selon l’agence.

Cette dernière a estimé qu’environ 2.000 à 3.000 personnes auraient eu des contacts étroits avec ces malades. A la suite de cette annonce, la dirigeante Tsai Ing-wen a présenté des excuses.

« En tant que chef des armées, ce qui s’y passe est de ma responsabilité », a déclaré le 22 avril la dirigeante, présentant également des excuses pour la gestion par l’État d’un foyer de Covid-19 apparu à bord d’un navire militaire de retour d’une mission dans le Pacifique, et qui compte actuellement 29 cas confirmés.

« Les forces armées ont contribué de manière décisive aux efforts de prévention contre l’épidémie de Covid-19 », a noté Tsai Ing-wen, tout en reconnaissant que de nombreuses erreurs avaient été commises dans l’affaire du Panshih, navire de ravitaillement faisant partie de la flottille ayant rendu le mois dernier une visite d’amitié aux Palaos, un allié de Taïwan dans le Pacifique.

Révélant le dysfonctionnement du règlement, elle a indiqué que « ces erreurs ont mis en danger la santé publique à Taïwan ». Le ministre de la Défense, Yen De-fa, a lui aussi présenté des excuses. Deux amiraux ont par ailleurs été suspendus en attendant la fin de l’enquête.