Depuis le 02 août 2022, l’un des sujets qui alimente l’actualité internationale et qui fâche les honnêtes citoyens du monde, c’est sans conteste la visite de la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, dans la région chinoise de Taïwan.

Plus qu’une provocation, cette visite est un véritable manque de respect à tout le peuple chinois courageux, travailleur et patriote et aux engagements que les États-Unis eux-mêmes ont pris envers la Chine, au point d’énerver tous les peuples épris de paix et de justice, tellement l’acte posé est inadmissible et intolérable.

Les Burkinabé mobilisés au sein de l’Association Chine-Burkina Fraternité condamnent fermement ce comportement propre aux forcenés et appelle les États-Unis d’Amérique à la raison car Taiwan reste et demeure une province de la République populaire de Chine.

L’association Chine-Burkina Fraternité s’inscrit dans la vision de la Chine à savoir que les États du monde, quels que soient leurs systèmes sociaux, doivent mener leurs relations sur la base des principes suivants : respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les pays, non-agression contre les autres pays, non-intervention dans les affaires intérieures des autres pays, égalité et avantages réciproques ainsi que coexistence pacifique.

De ce fait, elle rappelle aux États-Unis d’Amérique que la question de Taiwan relève purement  et simplement des affaires intérieures de la Chine et la réponse ne peut être que chinoise, une réponse d’ailleurs que les autorités chinoises s’évertuent jour et nuit à trouver de manière pacifique.

Si besoin en est, il peut encore être rappelé aux autorités américaines que le gouvernement de la République populaire de Chine jouit et exerce pleinement la souveraineté de la Chine, y compris sa souveraineté sur Taiwan. Sur le plan international, la communauté internationale reconnaît qu’il n’y a qu’une seule Chine, que Taiwan fait partie de la Chine et que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime de Chine.

En 1971, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 2758 à une écrasante majorité, décidant de rétablir le siège légitime de la Chine aux Nations Unies, « reconnaissant que le représentant du gouvernement de la République populaire de Chine est le seul représentant légitime de la Chine aux Nations Unies » , ce qui a complètement résolu la question de la représentation de la Chine aux Nations Unies et dans les institutions internationales.

Aussi, selon les termes des accords de coopération entre la Chine et les États-Unis, établis depuis la visite en République populaire de Chine du président des États-Unis d’Amérique, Richard Nixon, en février 1972 et qui sont toujours en vigueur, les autorités américaines reconnaissent qu’il n’y a qu’une seule Chine et que Taïwan fait partie de la Chine. Le gouvernement américain n’élève pas de contestations à propos de cette position. Il réaffirme l’intérêt qu’il porte au règlement pacifique de la question de Taïwan par les Chinois eux- mêmes.

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Alors quelle est la motivation réelle de cette visite de la Présidente de la Chambre des Représentants à Taiwan au mépris des intérêts fondamentaux de la Chine, si ce n’est un manque d’intérêt au fondement politique des relations sino-américaines, la violation flagrante de la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine et la mise en mal de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taiwan ?

L’association Chine-Burkina Fraternité appelle les peuples africains amis de la Chine à se mobiliser pour dire non  de toutes les manières à cette volonté  américaine de troubler la paix mondiale.

Fait à Ouagadougou, le 04 août 2022

Le Bureau exécutif