Le secrétaires d’Etat américain Antony Blinken a exhorté les autorités chinoises et hongkongaises à relâcher immédiatement les employés du média pro-démocratie Stand News, arrêtés après une opération de la police hongkongaise ayant mené à la fermeture du site d’information.

« Nous appelons les autorités de la RPC et celles de Hong Kong à arrêter de cibler les médias libres et indépendants et à libérer immédiatement les journalistes et responsables qui ont été injustement arrêtés et inculpés », a déclaré Antony Blinken dans un communiqué.

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Ce dernier a désigné la Chine par son nom officiel de République populaire de Chine (RPC). « En réduisant au silence un média indépendant, la RPC et les autorités locales sapent la crédibilité et la viabilité de Hong Kong », a-t-il ajouté.

A Pékin, le porte-parole de la diplomatie chinoise a déclaré que « les Etats-Unis doivent abandonner leur acte hypocrite de deux poids, deux mesures et arrêter de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de la liberté ».

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Le porte-parole Zhao Lijian a ainsi réagit au communiqué de presse d’Antony Blinken. Il a indiqué qu’après l’entrée en vigueur de la Loi sur la sauvegarde de la sécurité nationale, le 1er juilet 2020, « Hong Kong s’est remis sur la bonne voie du développement, et la liberté de la presse est mieux protégée dans un environnement sûr et stable grâce à l’état de droit. « C’est un fait qui ne peut être nié par quiconque sans préjugés. »

Il a indiqué « que soutenir la liberté de la presse était simplement une fausse excuse prise par les Etats-Unis pour servir leur programme réel de perturber Hong Kong ». Selon lui, « les Etats-Unis ont connu une détérioration de la liberté de la presse chez eux« , ajoutant que selon les médias, au moins 117 journalistes y avaient été arrêtés ou détenus en 2020, en hausse de 1.200% sur un an.

« En outre, les actions légales prises par la police de Hong Kong pour arrêter les individus soupçonnés d’avoir conspiré à publier des publications séditieuses et geler les actifs relatifs étaient des actions nécessaires de la justice pour sauvegarder l’état de droit et l’ordre public à Hong Kong », a déclaré Zhao Lijian lors d’une conférence de presse hebdomadaire.

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« Cela n’a rien à voir avec la liberté de la presse ou d’expression », a-t-il ajouté. « Hong Kong est une société d’état de droit où les droits et les libertés légitimes des habitants, comme la liberté de la presse et d’expression, sont pleinement protégés. Cela étant dit, la liberté de la presse et d’expression ne doit pas être utilisée pour protéger les actes criminels », a-t-il noté.

Zhao Lijian a indiqué que « le personnel de presse dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong doit strictement respecter les lois de la Chine et de Hong Kong, et que ceux qui les violent doivent en subir les conséquences juridiques ».

Le porte-parole a indiqué « aucun pays, aucune organisation ou personne n’avait le droit de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong. Certaines forces extérieures déforment les faits afin de semer la confusion en critiquant gratuitement les activités justifiées de l’application de la loi dans la RAS de Hong Kong au nom de la liberté de presse ».