Le président chinois Xi Jinping a assisté à une réunion marquant le 25e anniversaire du retour de Hong Kong à la Chine, et à la cérémonie inaugurale du sixième mandat du gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK).

En 2017, le président chinois avait déjà visité Hong Kong pendant trois jours pour le 20e anniversaire de la rétrocession, assistant à la cérémonie inaugurale du cinquième mandat du gouvernement de la région. Lors de cette visite, il s’était également engagé à respecter et à mettre en œuvre le principe «Un pays, deux systèmes», affirmant qu’il s’agissait d’une excellente initiative poursuivie par la Chine.

A ce moment, Xi Jinping avait déclaré que « toute tentative de mettre en danger la souveraineté et la sécurité du pays, de contester le pouvoir du gouvernement central et l’autorité de la Loi fondamentale de la RASHK ou d’utiliser Hong Kong pour se livrer à des activités d’infiltration et de sabotage contre la partie continentale de la Chine étaient des actes franchissant la ligne rouge, et donc absolument inadmissibles ».

La cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, avait exprimé sa plus profonde gratitude pour la présence du président Xi Jinping, soulignant que sa présence montrait « pleinement l’importance que les autorités centrales attachent à Hong Kong ainsi que leur soutien ».

De son côté, le nouveau chef de l’exécutif de Hong Kong, John Lee, a déclaré que la participation de Xi Jinping à la réunion et à la cérémonie inaugurale « arrive au moment de la transition de Hong Kong du chaos à la stabilité et à la prospérité, ce qui revêt une grande importance ».

Pour Nathan Law, leader de l’opposition désormais en exil au Royaume-Uni, cette transition s’est faite au détriment des libertés à Hong Kong. Un avis partagé par Maya Wang, chercheuse spécialiste de la Chine au sein de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui atteste qu’en deux décennies, le « semblant de démocratie » à Hong Kong s’est « érodé et est désormais inexistant ».

Depuis le mouvement des Parapluies en 2014, les Hongkongais sont régulièrement descendus dans la rue pour dénoncer la politique d’ingérence de la Chine continentale sur ce territoire de 7,5 millions d’habitants.

« L’accord trouvé en 1997 avec le Royaume-Uni prévoyait un fort niveau d’autonomie pour Hong Kong et, à terme, l’élection de l’ensemble des élus au suffrage universel direct », a indiqué Maya Wang. « Mais la population n’a pas été incluse dans ces négociations et le régime mis en place était semi-démocratique. En résumé, Hong Kong est passé des mains d’une puissance coloniale à une autre. »