Le conseiller d’État, Yang Jiechi, est le plus important diplomate du pays, placé d’ailleurs au-dessus du ministre des affaires étrangères, Wang Yi.  Il aura la tâche cette semaine de ramener la relation sino-américaine a de meilleurs auspices.

Cette visite a lieu quelque jours à peine après le coup de téléphone entre Yang Jiechi et le secrétaire d’État Rex Tillerson, au cours duquel les deux hommes ont affirmé l’importance d’une relation « constructive ».

Depuis quelques semaines, les deux premières puissances économiques tentent de remettre leurs relations sur de bons rails après des premiers rapports houleux entre Donald Trump et sa nouvelle administration, et Beijing.

Le candidat élu Donald Trump avait suscité la colère de Beijing en décembre, lorsqu’il s’est entretenu avec la dirigeante de Taïwan, Tsai Ing-wen. lI avait alors expliqué que les États-Unis n’étaient pas tenus de se conformer au principe d’une seule Chine, pourtant respecté depuis 40 ans par le pays.

La question de nucléaire nord-coréen a également été un sujet houleux, tout comme les accusations de l’administration Trump  d’une manipulation de la devise chinoise, le yuan, d’un déséquilibre commercial entre les deux pays et de la souveraineté de la Chine en mer de Chine méridionale.

Autant de sujet qu’il s’agit désormais d’apaiser. Mais pour certains experts de la Chine, interrogés par Les Echos, « les Chinois vont laisser Donald Trump s’agiter le temps qu’il faudra. Ensuite, ils agiront ».