Des assaillants ont poignardé à mort cinq personnes et fait dix blessés au hasard dans la province du Xinjiang. Trois des attaquants ont été tué par la police, selon les autorités.

Cette attaque est survenue au milieu de la foule dans le district de Pishan, a indiqué dans un communiqué du gouvernement de la ville de Hotan (Hetian), qui est l’autorité administrative de tutelle du Xinjiang.

« Je crains que cette affaire donne à la Chine un nouveau prétexte politique pour mener une répression et provoque davantage de contrôles discriminatoires ou d’arrestations« , a indiqué à l’AFP Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïghour, une organisation basée à Munich (Allemagne) et considérée par Beijing comme « séparatiste ».

En effet, le pouvoir central avait durcit les mesures de sécurité contre les 10 millions de Ouïghours vivant dans la province. Une majorité d’entre eux est musulmane et turcophone, et dénonce souvent les discriminations religieuses et sociales auxquelles ils font face.

En effet, Beijing a restreint la délivrance de passeports, instaurer un contrôle d’identité accru dans les gares et les aéroports, promut massivement la sinisation de la province en incitant les Han à aller travailler et vivre au Xinjiang, restriction autour des fêtes et traditions musulmanes.

Face à la montée de la tension et aux mesures engagées par Beijing, certains Ouïghours  se sont radicalisés, allant jusqu’à organiser et participer à attaques meurtrières dans la région et en dehors. Dernier en date, celui de mars 2014, un commando de Ouïghours a fait 31 morts et 140 blessés dans une gare de Kunming.