Alors que Beijing subit de nouveau un nuage de pollution, le bureau municipal de la protection environnementale a annoncé une baisse de la consommation de charbon de 57% à Beijing entre 2013 et 2016.

Baisse encourageante de la consommation

Selon des statistiques par le bureau, Beijing a consommé moins de 10 millions de tonnes de charbon en 2016, contre 23 millions de tonnes en 2013. Une avancée car les émissions issues de la consommation de charbon sont une des causes de la haute concentration des PM 2,5, particules en suspension.

Les 21 millions d’habitants de la capitale utilisent encore largement du charbon pour l’électricité et le chauffage, particulièrement en hiver. Mais pour Li Kunsheng, fonctionnaire chargé de l’environnement à Beijing, « les arrondissements urbains de la capitale avaient complètement supprimé les chaudières alimentées au charbon pour le chauffage ».

D’ailleurs, la municipalité a interdit en 2016 la circulation à 424 000 vieux véhicules et fermé 335 usines polluantes.

La capitale chinoise souffre de smog récurrent provoquant des inquiétudes et lassitudes de plus en  plus exprimées de la part de la population, obligeant de fait les autorités municipales à agir pour réduire les effets de la pollution et tenter de trouver des alternatives pour préserver un air frais.

D’ailleurs, le pouvoir central a annoncé son intention de poursuivre la transition des centrales à charbon vers les énergies propres. Pour cela, plus de 13 millions d’emplois seront créés dans le secteur, d’après l’Administration nationale de l’énergie (ANE).   Cette dernière a présenté son plan pour développer le secteur de l’énergie sur cinq ans, de 2016 à 2020.

Des mesures nationales pour développer l’économie verte

Beijing a consommé moins de 10 millions de tonnes de charbon en 2016, contre 23 millions de tonnes en 2013.

Ainsi, l’ANE a indiqué que les énergies renouvelables (éolien, hydraulique, solaire et nucléaire) pourraient fournir la moitié de l’électricité nouvelle génération en 2020, grâce à un fons de près de 68 milliards d’euros par an.

En fin d’année 2016, la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR), avait présenté son propre plan quinquennal d’investissement dans l’énergie solaire. Cette dernière prévoyait un investissement de 1’000 milliards de yuans (près de 130 milliards d’euros), afin de multiplier par cinq ses capacités en la matière.

« Le gouvernement pourrait dépasser ces objectifs parce que la diminution des coûts offre davantage d’opportunités d’investissements dans ce secteur« , a estimé auprès de l’agence de presse, Reuters, Steven Han, analyste chez Shenyin Wanguo.

Les défis sont immenses, car selon l’ANE, les énergies renouvelables ne représenteront qu’à peine 15% de la consommation d’énergie d’ici 2020, soit l’équivalent de 580 millions de tonnes de charbon. La Chine reste toujours dépendante au charbon, malgré les mesures et engagements pris pour réduire l’utilisation de cette énergie fossile.