Pour le gouvernement chinois, le déclenchement de la guerre commerciale est imputable aux Etats-Unis, qui «n’ont eu de cesse d’aggraver toujours davantage la situation, au mépris des intérêts des entreprises et consommateurs des deux pays, que la Chine s’est vu forcée d’adopter des contre-mesures», assuré le 3 août 2018 le communiqué du ministère du Commerce.

La Chine prête à imposer de nouveaux droits de douane

Les représailles engagées étaient «nécessaires (…) pour défendre la dignité du pays et les intérêts de son peuple et préserver le libre-échange» a-t-il assuré. Cependant, les stratégies mises en place pourraient avoir des limites mais surtout de très gros risques.

Pour certains experts, la Chine est en mauvaise position car elle importe presque quatre fois moins qu’elle n’exporte vers les Etats-Unis. Mais pour Fred Bergsten, directeur du Peterson Institute for International Economics, le pays peut encaisser plus facilement les décisions américaines. En effet, pour compenser et éviter un imapct négatif sur sa croissance, le gouvernement pourra limiter les dégâts «en accroissant ses dépenses budgétaires et les prêts bancaires».

«Les Etats-Unis et la Chine ont des plans de secours dans des secteurs comme la technologie et l’agriculture, où ils pourraient importer des biens depuis des pays tiers», a assuré l’économie indépendante Ye Tan à l’Agence France Presse. D’après cette dernière, la récente chute du yuan privilégie les exportateurs chinois

Une glissade monétaire pointée du doigt à mainte reprise par le président américain Donald Trump qui a de nouveau accusé la Chine de «manipuler sa monnaie» à son avantage. Mais ce repli rapide du yuan pourrait d’accélérer les fuites de capitaux hors de Chine et d’affoler le système financier local.

La stratégie de la dévaluation compétitive du yuan