Beijing a bien accueillit les récents propos tenus par les autorités américaines vis-à-vis de Pyongyang. Arguant depuis plusieurs semaine pour un dialogue afin de régler la « question nucléaire coréenne », Pyongyang a menacé de détruire les Etats-Unis, qui répondent en soulignant que « toutes les options » étaient examinées face à ces provocations.

Mercredi 26 avril, l’administration de Donald Trump a dit qu’elle comptait amener Pyongyang à démanteler son programme nucléaire et balistique par un durcissement des sanctions internationales et des pressions diplomatiques. Washington semble mettre de côté l’option militaire.

« Les Etats-Unis veulent la stabilité et la dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne. Nous sommes ouverts à la négociation en vue d’atteindre cet objectif. Nous restons toutefois prêts à nous défendre et à défendre nos alliés », a déclaré la Maison blanche dans un communiqué.

Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, a indiqué que le gouvernement avait prit note de ces déclarations, pensant « que ce message est positif et doit être soutenu ».

De son côté, le porte-parole du ministère chinois de la défense, Yang Yujun, a rappelé que « la Chine était fermement opposée au déploiement du système antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), s’engageant à poursuivre des entraînements et des exercices militaires axés sur le combat réel, afin de protéger la sécurité nationale ».

Yang Yujun a également indiqué que « la situation actuelle dans la péninsule coréenne était compliquée et sensible, et que la Chine avait été impliquée dans un travail plus constructif pour maintenir la paix et la stabilité régionales ».