La municipalité de Beijing a décidé de remplacer tous ses taxis à essence par des voitures électriques, afin de réduire la pollution de l’air dans la capitale.

Il est prévu de remplacer progressivement, dès cette année, 70 000 taxis à essence par des véhicules électriques. Le coût du projet pour les opérateurs de taxis est estimé à 9 milliards de yuan (1,2 mds €).

Ce projet pilote vise également à promouvoir l’utilisation des énergies propres dans les transports publics. « Le remplacement de l’essence traditionnelle par du gaz naturel, permettra de réduire considérablement la pollution par les particules fines« , a indiqué Xu Tong, directeur général adjoint du groupe de Gaz de Beijing.

Ce dernier a indiqué que « l’augmentation de la consommation de gaz naturel permettra d’améliorer grandement la qualité de l’air de la ville« , d’autant qu’un « véhicule utilisant du gaz naturel peut rouler plus de que 500 km et ainsi répondre à la demande des banlieusards ».

Toutefois, bien que les véhicules résolvent les problèmes de pollution, des chauffeurs de taxi ont vivement protesté en 2014 contre des files d’attente trop longues pour pouvoir recharger les véhicules. Raison parmi tant d’autre que le gouvernement projette de construire 800 000 bornes de recharge, dont 100 000 publiques.

A Beijing et Shanghai, une borne de recharge se situe dans un rayon de moins de 5 kilomètres, a indiqué l’Administration nationale de l’énergie, en février 2017.

La ville va ajouter plus de 30 000 véhicules au gaz naturel supplémentaires d’ici la fin 2017, en cas de succès du projet pilote, a précisé le Bureau de la protection de l’environnement de Beijing.

Le Beijing Gas Group, l’opérateur du réseau de distribution du gaz naturel de la ville, a indiqué que la capitale qui a la plus grosse consommation de gaz naturel du pays, a totaliser un réseau de canalisations de 15 000 km fin 2012, couvrant l’ensemble du centre-ville et 95% des zones de banlieue avec un total de 6 millions d’utilisateurs.

La consommation de gaz à Beijing devrait atteindre 18 milliards de mètres cubes en 2015, 21,6 milliards en 2017 et 30,6 milliards de mètres cubes en 2020, selon le plan de l’énergie de la ville.