La suspension temporaire de l’entrée en Chine des ressortissants étrangers dans les pays concernés est « raisonnable et conforme aux pratiques coutumières internationales en raison de l’évolution de la situation du COVID-19 », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Wang Wenbin.

Pour la Chambre de commerce européenne en Chine «tout en laissant techniquement la porte ouverte, ces changements impliquent une interdiction de facto de quiconque tente de retrouver sa vie, son travail et sa famille en Chine».

Cette dernière a déploré dans un communiqué que le délai de 48 heures pour le test virologique ne peut être tenu dans de nombreux pays et souligne que la nouvelle exigence d’un test sérologique de recherche d’anticorps «n’est pas largement disponible dans de nombreux pays».

En effet, les voyageurs, chinois ou étrangers, devront produire deux tests de dépistage (sérologique et PCR) effectués dans les 48 heures précédant leur vol, à faire valider par l’ambassade de Chine.

Auparavant, seul un test PCR négatif effectué dans les 72 heures était exigé. Les vols par correspondance sont donc impossibles car les mêmes tests et les mêmes approbations chinoises sont nécessaires dans le pays de transit.

Wang Wenbin a indiqué que a fait ces remarques lors d’un point de presse en réponse à une question sur l’ajustement par la Chine des restrictions d’entrée au personnel venant du Royaume-Uni et de la Belgique.

D’ailleurs, selon les avis émis par les ambassades de Chine du Royaume-Uni, de France et de la Belgique, les ressortissants non chinois des pays susmentionnés détenteurs de visas ou de permis de séjour ne seront temporairement pas autorisés à entrer en Chine.

Les avis ont clairement indiqué qu’il s’agissait d’une réponse temporaire rendue nécessaire par la situation actuelle de COVID-19, a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise.

« En tirant les leçons des pratiques d’autres pays et en prenant en compte l’évolution de la situation épidémique, nous avons ajusté les mesures concernant ces voyageurs à destination de la Chine », a-t-il déclaré.

Ce dernier a indiqué qu’un tel ajustement était « une démarche raisonnable et légitime conforme aux pratiques coutumières internationales ». Selon lui, les ambassades de Chine concernées publieront des avis en temps opportun en fonction de l’évolution de la situation.