La Chine a inauguré le 9 janvier une ligne ferroviaire entièrement autonome présentée comme la plus rapide du monde. Elle reliera Beijing à Zhangjiakou, qui doit accueillir les Jeux Olympiques d’hiver en 2022.

En 1909, lorsque la ligne Beijing et Zhangjiakou était inaugurée, 8 heures était nécessaire pour aller d’une ville à l’autre. Il y a encore quelques mois, le trajet durait 3 heures. Désormais il faudra 45 minutes pour parcourir les 200 km entre Beijing et le site des épreuves.

Ce nouveau train, appelé « Fuxing », est équipé de la technologie ATO (Automatic Train Operation). Il devrait parcourir la distance entre Beijing et des pistes de ski en 45 minutes, atteignant une vitesse maximale de 350 km/h.

La China Railway Rolling Stock Corporation (CRRC), qui a conçu le « Fuxing », a assuré qu’un employé se trouvera dans la cabine pour assurer la sécurité des passagers et prendre le relais en cas de dysfonctionnement.

Mais le TDV est capable de moduler sa vitesse en fonction des limitations propres à chaque gare et de s’arrêter puis d’ouvrir les portes lors des arrêts. D’ailleurs, la nouvelle ligne comportera une dizaine de stations, dont une prévue pour faciliter l’accès à la Grande Muraille de Chine.

De plus, tout a été prévu dans les wagons pour le confort du passagers : grands espaces de rangement, écrans tactiles 5G, éclairage intelligent, capteurs de sécurité, etc.

En termes de technologie ferroviaire, la Chine est désormais un des pays les plus performants. Depuis plusieurs années, la Chine mise sur le déploiement d’un vaste réseau ferroviaire pour désenclaver certains territoires, faciliter les déplacements touristiques, et réduire ses émissions de CO2.