La Chine confirme la détention d’une médecin ouïghoure pour «terrorisme»

par | Jan 1, 2021 | RÉGIONS SPÉCIALES, Xinjiang

La Chine a confirmé qu’une femme médecin ouïghoure est détenue pour «terrorisme», après l’annonce par sa famille aux Etats-Unis de sa condamnation à 20 ans de prison.

Urumqi, capitale de la région du Xinjiang

Gulshan Abbas est détenue depuis 2018 pour « terrorisme », une condamnation confirmée par la Chine. Sa famille a affirmé à une commission du Congrès aux Etats-Unis le 31 décembre que Gulshan Abbas, âgée de 58 ans, avait été condamnée à une peine de vingt ans pour son activisme en faveur de la cause ouïghoure.

« Gulshan Abbas a été condamné à la prison par les autorités judiciaires chinoises pour avoir participé à une organisation terroriste, aidé à des activités terroristes et rassemblé des foules pour perturber l’ordre social. La Chine est un pays de droit, où les criminels doivent être tenus responsables », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin lors d’un point presse. Il n’a pas donné d’autres précisions.

Gulshan Abbas, femme médecin parlant couramment le mandarin, a été arrêtée en septembre 2018, selon le témoignage de sa soeur, Rushan Abbas, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat en 2019.

«Aujourd’hui, ma famille partage les terribles nouvelles que nous avons reçues le jour de Noël: ma soeur, le docteur Gulshan Abbas, a été condamnée à 20 ans de prison par le régime chinois», a tweeté Rushan Abbas mercredi.

Wang Wenbin a cependant exhorté « certains politiciens américains à respecter les faits, à cesser de mentir pour salir la Chine et à cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de problèmes liés au Xinjiang ».

Les Ouïghours sont une ethnie de religion musulmane, qui vit principalement dans la région autonome du Xinjiang. Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir interné au Xinjiang au moins un million de musulmans dans des «camps de rééducation».

La Chine parle de «centres de formation professionnelle» destinés à siniser et éloigner la population de l’extrémisme religieux. Les autorités chinoises ont engagé au Xinjiang une politique sécuritaire après de nombreux attentats meurtriers, commis contre des civils et attribués à des séparatistes et islamistes ouïghours.

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