La Chine durcit le ton contre le secteur éducatif

par | Juil 27, 2021 | Education, SOCIETE

L’industrie des cours de soutien et des préparations d’examens est en train d’être recadrée par la Chine, où l’enseignement est particulièrement compétitif et élitiste.

En effet, ce secteur est l’un des plus juteux de Chine, avec un marché pesant en 2018 quelque 260 milliards de dollars, selon le cabinet d’étude L.E.K. Consulting.

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Obsédés par la réussite de leurs enfants, les parents chinois ont pour habitude de dépenser des sommes folles dans les activités de soutien scolaire. Une pression sociale et éducative qui a permis à des géants de l’éducation de naître, certaines sociétés sont d’ailleurs cotées aux Etats-Unis.

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Mais la charge de travail excessive des écoliers et les coûts très élevés liés à l’éducation sont de plus en plus dénoncés par une partie de l’opinion publique chinoise.

Selon de nouvelles directives publiées par le gouvernement, les entreprises de soutien scolaire devront dorénavant s’enregistrer en tant qu’associations à but non lucratif.

Ces entreprises ne pourront plus donner de cours le week-end, les jours fériés et pendant les vacances scolaires.

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Les analystes redoutent que cette législation ne compromette les futures inscriptions dans les cours de soutien, et donc ne pèse sur la rentabilité des entreprises du secteur. Suite à la publication de cette nouvelle directive, les actions de certaines entreprises de l’éducation privée ont chuté en Bourse, le 26 juillet.

New Oriental Education, l’un des leaders du marché, a perdu 47% à la Bourse de Hong Kong. Tandis que Koolearn Technology, spécialisé dans les cours en ligne, a cédé plus de 33%; et China Maple Leaf Educational, qui propose une prépa à l’admission dans les universités étrangères, a reculé de près de 11%.

Ces valeurs ont fait plonger la Bourse de Hong Kong, qui a clôturé le 26 juillet en baisse de plus de 4%. Le 23 juillet, TAL Education Group, coté à New York, avait perdu 71% sur fond de rumeurs d’un durcissement de la législation. De plus, son PDG, Zhang Bangxin, a vu sa fortune fondre de 1,1 milliard de dollars, selon l’agence d’information financière Bloomberg.

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Les nouvelles mesures visent à alléger la surcharge de travail des écoliers chinois et la pression financière sur leurs parents. Elles sont décrétées au moment où la Chine cherche à stimuler la natalité. En effet, les coûts élevés de l’éducation sont l’une des principales raisons des couples de ne pas avoir d’enfant.

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