La coopération entre la Chine et la France est d’autant plus importante en cas de crise, comme celle que nous traversons actuellement, selon un expert français, cité par l’agence de presse, Xinhua.

Le président chinois Xi Jinping et le président français Emmanuel Macron ont établis des d’importants consensus sur leur coopération dans plusieurs domaines, comme la crise sanitaire et le climat.

Une coopération sanitaire salutaire

Emmanuel Macron et Xi Jinping france

Léon Laulusa, directeur général adjoint de l’ESCP Business School et directeur exécutif de la BCI européenne (Institut Confucius dédié aux affaires) a indiqué que « la coopération sino-française est d’autant plus importante en cas de crise, comme celle que nous traversons actuellement ».

Les deux hommes ont décidé de mener « une bonne coopération dans la lutte contre le COVID-19 ». Pour Léon Laulusa, cette coopération Chine-France en matière sanitaire est une grande avancée, notamment après les soupçons formulés par le président de la France, Emmanuel Macron.

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Léon Laulusa a indiqué que lors de la propagation du virus en Chine, la France a apporté son soutien à la Chine, et lorsque l’Europe a été fortement atteint, la Chine a apporté une aide matérielle, technoqieu et théorique à différents pays, dont la France.

« Cette coopération s’est faite à plusieurs niveaux : il est important de noter la solidarité et le soutien réciproque entre partenaires académiques chinois et européens durant cette crise sanitaire », a-t-il précisé.

Ce dernier a indiqué que « la collaboration et la solidarité sont les meilleurs remparts pour lutter contre la pandémie et le meilleur remède pour trouver, perfectionner et stabiliser un vaccin anti-COVID-19 très efficace et inoffensif pour la population mondiale ».

Pour Léon Laulusa, « cette pandémie a démontré l’importance des liens de coopération entre la Chine et la France sur les sujets planétaires, car les enjeux sont essentiels pour les deux pays. Il a estimé que les coopérations futures vont porter sur des sujets tels que l’urgence du changement climatique, la coopération numérique et le big data, la coopération culturelle et scientifique, les échanges commerciaux, etc. »

Un accord Chine-UE très attendu

Concernant la prochaine entrée en vigueur officielle de l’accord Chine-UE sur les indications géographiques au début de 2021, il a indiqué que cet accord favorisera une plus grande accessibilité notamment des produits agroalimentaires de qualité tels que le vin et le fromage européens en Chine et le thé chinois en Europe, ce qui est une très bonne nouvelle.

Le sommet UE-Chine du 14 septembre 2020 avait pour objectif d’avancer dans les négociations sur les investissements entre l’Union européenne et la Chine. L’UE a néanmoins annoncé la signature d’un accord sur la protection de 100 indications géographiques européennes dont 26 sont françaises.

Lors de l’entretien téléphonique, le président Xi Jinping a indiqué que la Chine et la France « partagent un consensus majeur sur la préservation du multilatéralisme, la protection du système international avec les Nations Unies en son centre et le maintien de l’ordre international fondé sur le droit international ».

Le professeur Laulusa a partagé les points de vue de M. Xi. Selon lui, le multilatéralisme est un élément clé pour faire face à un monde volatile, incertain, complexe et ambigu (VICA). « Ils (les deux chefs d’Etat) promeuvent une coopération internationale multilatérale qui est garante de la paix et de la stabilité mondiale et qui permet de faire face ensemble, efficacement et durablement, aux grands défis d’aujourd’hui (comme les crises sanitaires, économiques et écologiques) et de demain », a-t-il souligné.

Faire face aux changements climatiques

La Chine et la France et leurs partenaires vont s’engager pour que «l’année 2021 soit celle d’un volontarisme international renouvelé, plus concret et plus fort en faveur de l’action climatique et de la préservation de la biodiversité», a souhaité Emmanuel Macron.

Ce dernier est intervenu quelques jours avant le 5e anniversaire de l’accord international signé à Paris le 12 décembre 2015 grâce au «caractère décisif du dialogue entre la France et la Chine», les deux pays ont ensuite réaffirmé leur engagement au cours de la visite d’Emmanuel Macron à Pékin en novembre 2019.

Lors de leur entretien téléphonique, Emmanuel Macron «a salué les annonces chinoises sur la neutralité carbone présentées lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU». La Chine, responsable de plus d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, avait créé la surprise en septembre en s’engageant à «commencer à faire baisser les émissions de CO2 avant 2030» et atteindre «la neutralité carbone d’ici 2060».