Le défilé maritime nationale du 23 avril va célébrer le 70e anniversaire de la marine de l’Armée populaire de libération (APL). L’occasion de dévoiler de nouveaux bâtiments, dont plusieurs sous-marins à propulsion nucléaire et destroyers.

Pour Zhang Junshe, chercheur principal à l’Institut de recherche sur les études militaires et navales de l’APL, ce sera « un signe de transparence plutôt qu’une démonstration de prouesse navale ».

Ce dernier réfute les critiques des médias étrangers estimant que ce défilé sera une démonstration de force. Selon lui, « la parade prévue par la Chine de navires de guerre à Qingdao, dans la province du Shandong, est de plus en plus ouverte et transparente ».

De son côté, le commandant adjoint de la force navale, Qiu Yanpeng, a précisé que le porte-avions Liaoning serait associé à cette manifestation. Acheté en 1998 à la marine ukrainienne et modernisé en Chine, le Liaoning est le premier porte-avions du pays.

Un second porte-avions, de conception et de fabrication entièrement chinoise, est sorti des chantiers navals de Dalian et a été mis à la mer fin avril 2017. Ce bâtiment « 100% Made in China », à propulsion classique et dont la construction a débuté en 2013, devrait entrer en service avant 2020.

Longtemps cantonnée à des opérations côtières, la marine chinoise s’est désormais renforcée et a orienté ses opérations vers l’extérieur. « Une marine forte est essentielle à l’édification d’une nation maritime forte« , a souligné Qiu Yanpeng.

D’autant plus que « de 1840 à 1949, la Chine a été envahie plus de 470 fois par des puissances étrangères venues de la mer au prix de souffrances immenses et de blessures profondes infligées à la nation chinoise« , a expliqué ce dernier.