Les pays du G7 dont demandé à la Chine de respecter les droits de l’homme dans sa région autonome du Xinjiang et d’accorder un degré élevé d’autonomie à Hong Kong. Ils veulent également une enquête plus approfondie sur les origines du coronavirus en Chine.

Après des heures de débat, les dirigeants des sept pays sont parvenus à une réponse concertée sur la Chine. Dans une déclaration publiée à l’issue de leur sommet en Angleterre, ils évoquent des sujets très sensibles pour la Chine, comme la question de Taïwan.

«Nous allons promouvoir nos valeurs, y compris en appelant la Chine à respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales, particulièrement en ce qui concerne le Xinjiang et les droits, libertés et degré élevé d’autonomie pour Hong Kong inscrits dans la déclaration conjointe sino-britannique et la Loi fondamentale», déclare le G7.

LE G7 atteste, auprès du monde et de la Chine, « l’importance de la paix et de la stabilité à travers le détroit de Taïwan et encourage à la résolution pacifique des problèmes entre les deux rives du détroit ».

« Nous demeurons gravement préoccupés par la situation en mers de Chine orientale et méridionale et nous opposons fermement à toute tentative unilatérale de modifier le statu quo et d’accroître les tensions », ont indiqué les dirigeants allemand, canadien, américain, français, italien et britannique.

Les pays du G7 exigent aussi une nouvelle phase d’enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19, notamment en Chine. Ils veulent une analyse «transparente», basée sur les faits scientifiques et confiée à l’Organisation mondiale de la Santé,

« Nous n’avons pas eu accès aux laboratoires », a déclaré le président américain Joe Biden lors d’une conférence de presse pour justifier cette demande. Ce dernier a indiqué qu’il n’était pas encore possible de savoir si le Covid-19 provenait « d’un contact entre une chauve-souris et d’autres animaux » ou « d’une expérimentation qui aurait mal tournée dans un laboratoire ».

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Joe Biden a assuré que les démocraties étaient en compétition avec les « gouvernements autocratiques » et que le G7 devait offrir des alternatives viables.

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« Nous sommes dans une course, non pas avec la Chine en tant que telle (…) mais avec les gouvernements autocratiques à travers le monde, pour savoir si les démocraties peuvent les concurrencer dans un 21ième siècle où tout change rapidement », a-t-il déclaré.

Joe Biden a indiqué avoir «dit au président chinois Xi Jinping que je ne voulais pas créer de conflit. Quand nous pouvons coopérer, nous coopérons. Quand nous ne sommes pas d’accord, je le dis clairement, et nous allons répondre aux actions incohérentes».

Selon des experts des Nations-unies et des associations de défense des droits de l’homme, plus d’un million de personnes, principalement de l’ethnie Ouïghours et d’autres minorités musulmanes, ont été détenues dans les dernières années dans des camps de travail dans le Xinjiang, au nord-ouest de la Chine.

Le G7 s’est dit préoccupé par le travail forcé mis en place dans certaines chaînes de production, comme l’agriculture ou le textile. La Chine ni le recours au travail forcé et explique qu’il s’agit de centres de formation visant à combattre l’extrémisme. La Chine dénonce  des tentatives de la part de puissances occidentales pour la neutraliser.