Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a exhorté a Chine à mettre un terme à ses intrusions jugées «illégales» dans ses eaux territoriales autour des îles Senkaku dans la mer de Chine orientale et à aborder les problèmes des droits de l’homme au Xinjiang et les problèmes politiques en cours à Hong Kong.

Lors d’une conversation téléphonique avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi qui a duré environ 90 minutes, Toshimitsu Motegi a exprimé «de vives inquiétudes» concernant les situations en cours en Chine, a rapporté l’agence de presse, Kyodo News.

C’est la première fois que les deux ministres ont des entretiens depuis que Wang Yi s’est rendu au Japon en novembre de l’année dernière.

Toshimitsu Motegi et Wang YI auraient également échangé des notes sur les récents pourparlers entre le Japon et les États-Unis, ainsi que ceux entre la Chine et les États-Unis, selon Kyodo News.

Le Japon a reproché à la Chine d’avoir sévi contre les musulmans ouïghours en les envoyant dans des camps de détention de masse, en s’immisçant dans leurs activités religieuses et en envoyant des membres de la communauté subir une forme de rééducation ou d’endoctrinement forcé.

Dans un rapport de 2020 sur les pratiques des droits de l’homme en Chine, le département d’État américain a déclaré que «des génocides et des crimes contre l’humanité ont eu lieu au cours de l’année contre les Ouïghours à majorité musulmans et d’autres groupes minoritaires ethniques et religieux du Xinjiang».

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De son côté, la Chine a nié avec véhémence être engagée dans des violations des droits humains contre les Ouïghours dans la région autonome du Xinjiang, bien que des rapports de journalistes, d’ONG et d’anciens détenus attestent du contraire. Les rapporteurs américains assurent que la Chine exerce une «répression brutale» contre la communauté ethnique.

D’autre part, le Comité permanent du Congrès national du peuple chinois a approuvé des changements radicaux au système électoral de Hong Kong qui donneraient au Comité électoral – initialement chargé de choisir le chef de l’exécutif – le droit de nommer la majorité des candidats aspirant à devenir législateurs et d’élire 40 représentants de le sien au Conseil législatif de la ville.

Malgré de vies critiques de la part des occidentaux, la Chine a adoptée cette nouvelle législation électorale à Hong Kong, une décision qui, selon les critiques, pourrait étouffer davantage les voix de l’opposition à Hong Kong. Plusieurs pays ont condamné la décision de la Chine de réviser le système électoral de Hong Kong.