Le Maroc fait partie d’une liste de pays invités par la Chine à se rendre prochainement dans les « camps de rééducation »pour les chinois de confession musulmane, habitant dans la province du Xinjiang.

Ces camps, présentés comme des centres de formation par Beijing, vise à lutter contre le terrorisme islamiste dans cette province où la communauté musulmane, les Ouïghours, est majoritaire.

Pour plusieurs ONG et militants des droits de l’Homme, ces camps seraient en fait des « centres de rééducation politique fermés« . Pointé du doigt par la communauté internationale, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) avait demandé en décembre 2018 au gouvernement chinois un accès direct à la région « pour pouvoir vérifier les informations préoccupantes » qu’il recevait à ce sujet.

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Beijing a tenu à être transparent et à éviter les critiques venant des Nations Unies, dont la Turquie, la Chine a lancé une opération de communication à destination des institutions diplomatiques étrangères afin d’organiser des visites de ces camps.

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Selon l’agence de presse Reuters, Beijing a convié, depuis décembre 2018, trois groupes de diplomates étrangers, dont certains basés à Genève en Suisse.

Pour la prochaine visite, des sources diplomatiques ont déclaré à Reuters que le gouvernement avait invité des représentants d’Arabie saoudite, d’Algérie, du Maroc, du Liban, d’Egypte, de Singapour, du Vietnam, du Laos, de Myanmar (Birmanie), du Cambodge, du Bangladesh, de Russie, du Turkménistan, de Géorgie, de Hongrie et de Grèce.

« Deux sources ont indiqué que ce voyage était prévu pour la semaine prochaine« , a souligné Reuters, ajoutant que la majorité des invités, dont les diplomates marocains, n’ont pas encore répondu aux questions de l’agence de presse concernant leur participation à ce voyage.

Les responsables de Singapour, du Bangladesh et du Turkménistan ont refusé de commenter cette invitation. Alors que les responsables cambodgiens ont déclaré qu’ils n’étaient pas au courant de la visite. DE même, une source au ministère des affaires étrangères libanais a déclaré que le Liban ne participerait pas, et les diplomates géorgiens ont reçu l’invitation mais ne pourront pas assister à la visite, a précisé Reuters.

« Nous pensons que ce voyage les aidera à mieux comprendre et à mieux connaître le Xinjiang”, a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères à l’agence de presse. “Le Xinjiang est ouvert et nous pensons que toute personne qui n’a pas de préjugés peut voir objectivement le succès du développement” de cette région, a-t-il ajouté.

Selon l’AFP, les autorités locales du Xinjiang ont été chargées, depuis deux ans, de mettre en place un réseau de “centres de formation professionnelle” en réponse à la montée de l’islamisme et du séparatisme dans cette région autonome.

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