En 2020, la situation s’est « considérablement détériorée » pour les médias étrangers travaillant en Chine, selon le rapport annuel le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC).

Cette étude a été réalisée en décembre 2020 et janvier 2021, parmi les 220 journalistes membres du FCCC. Un total de 150 y ont répondu, soit environ un tiers des correspondants étrangers présents en Chine.

Avec 18 expulsions, de multiples pressions, peu de visas délivrés et des restrictions au nom du Covid-19, les journalistes étrangers peinent à travailler en Chine.

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« Pour la troisième année consécutive, pas un seul correspondant n’a déclaré que ses conditions de travail s’étaient améliorées », a constaté le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) dans son rapport annuel.

En 2020, ces expulsions découlent de la confrontation entre l’administration Trump et la Chine. En effet, la Chine a répondu aux attaques faites par Washington contre des médias chinois sur le sol américain, en interdisant le territoire chinois à des journalistes américains.

En effet les États-Unis avaient forcé en 2020 plusieurs dizaines de correspondants chinois à quitter le sol américain. De son côté, la Chine a expulsé la même année au moins 18 journalistes étrangers travaillant pour les quotidiens américains New York Times, Wall Street Journal et Washington Post.

Il s’agit de « la plus grosse expulsion de journalistes étrangers depuis l’époque du massacre de Tiananmen il y a plus de 30 ans », selon le Club. Désormais, la Chine ne délivre plus aux correspondants de médias américains de cartes de presse, titre indispensable pour travailler en Chine.

Les cartes de presse d’au moins 13 correspondants ont ainsi été ramenées à six mois, contre un an normalement. Parmi les médias concernés: le New York Times, la BBC, le Globe and Mail, Le Monde ou la Voix de l’Amérique.

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Le Club dénonce des pressions de la Chine visant les employés chinois de médias internationaux. Elle a été « croissante » l’année passée, avec des menaces de non-renouvellement des permis de travail.

Un total de 59% des sondés membres du Club ont assuré que leurs collègues chinois avaient subi des intimidations en 2020, soit une nette hausse comparé à 2019 (44%).

Le coronavirus, apparu en Chine en décembre 2019, aurait aggravé la situation : « la Chine s’est servie de la pandémie comme d’un nouveau moyen de contrôler les journalistes », a accusé le FCCC.

Le rapport fait état de correspondants menacés, lors de reportages, mais aussi d’avoir été placés en quarantaine ou d’avoir été obligés de subir de multiples tests de dépistage.

De plus, les autorités n’ont attribué en 2020 que peu de visas aux journalistes souhaitant venir ou revenir en Chine, alors que d’autres professions ne font pas l’objet de telles restrictions.