Le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a assuré que la Chine détient de «façon arbitraire» le militant anticorruption Zhang Baocheng, arrêté en 2019 pour «promotion du terrorisme».

Dans un avis rendu en novembre 2021, rendu public ce 25 avril, le Groupe de travail de l’ONU souligne la détention «arbitraire» de ce défenseur des droits de l’homme.

Le Groupe de travail, composé de cinq experts, a publie des avions qui ne sont pas contraignants. Il a demandé aux autorités chinoises de le libérer «immédiatement», de lui accorder une indemnisation et d’enquêter sur les circonstances ayant conduit à sa détention.

Le Groupe souligne – qu’au cours de ses 30 ans d’existence constant – que la Chine avait violé ses obligations internationales en matière de droits dans plus de 1000 cas, s’inquiétant que cela «indique un problème systémique de détention arbitraire».

ZHANG BAOCHENG SOUPCONNE DE «CHERCHE QUERELLE»

Zhang Baocheng, 63 ans, faisait partie d’un réseau informel de militants demandant la transparence du patrimoine du personnel politique, notamment lors de manifestations publiques.

Il avait été condamné en 2014 à deux ans de prison pour sa participation aux activités de ce groupe. Il a été arrêté en 2019 par la police pour le chef d’accusation d’«avoir cherché querelle et suscité des troubles, d’avoir fait la promotion du terrorisme et de l’extrémisme et d’avoir incité à commettre des activités terroristes».

Il purge une peine de trois ans et demi de privation de liberté à Pékin. Ces charges sont, selon le Groupe de travail, «si vagues et si larges qu’elles pourraient être utilisées pour priver des individus de leur liberté sans base juridique spécifique».

Les experts de l’ONU ont estimé qu’il n’y avait aucune information permettant de lier Zhang Baocheng à des actes violents ou criminels spécifiques. Ils attestent dans leur rapport que le principal élément apporté par l’accusation pendant le procès sont des tweets critiquant le traitement des Ouïghours dans le Xinjiang.

Des études d’ONG occidentales accusent la Chine d’avoir interné dans des «camps» de la région autonome du nord-ouest de la Chine au moins un million de personnes, majoritairement ouïghoures.

Lire aussiLa Chine rejette les accusations d’abus au Xinjiang

La Chine est également accusé d’effectuer des stérilisations et des avortements «forcés» ou encore d’imposer des mesures de «travail forcé». La Chine rejette ces accusations et évoque des «centres de formation professionnelle» destinés à éloigner les habitants du Xinjiang de l’extrémisme religieux.