Des milliers de manifestants pro-démocratie ont défilé ce 1er juillet dans le centre de Hong Kong, pour dénoncer les pressions des autorités pour interdire les rassemblements et manifestations.

Parmi les manifestants, des militants de défense des droits des personnes LGBT, ou des manifestants demandant de meilleures conditions de vie dans l’une des villes les plus chers du monde.

Le gouvernement chinois tolère de moins en moins les signes de contestation depuis les manifestations massives de 2014 pour la démocratie qui avaient bloqué certaines parties de la ville. Des activistes avaient également réclamé l’indépendance du territoire vis-à-vis de la Chine.

Hong Kong bénéficie de libertés telles que la liberté d’expression, mais les manifestants craignent des menaces de la part de Beijing et des autorités locales soutenues par le pouvoir central.

Les autorités « ont eu recours à différents moyens pour mobiliser leur puissance et faire annuler le rassemblement », a accusé devant l’Agence France Presse, Sammy Ip du Front civil pour les droits de l’Homme.

A l’origine de la manifestation, Sammy Ip a expliqué que la police a alerté les riverains qu’ils pourraient être arrêtés pour rassemblement illégal s’ils participaient à la manifestation. Pour lui, il s’agit d’un moyen d’« intimider les citoyens ».

Les pro-démocrate ont déploré l’éditorial du journal Ta Kung Pao, favorable à Beijing, qui a appelé en juin à l’interdiction du rassemblement. Le défilé s’est achevé devant le quartier général du gouvernement de Hong Kong, les manifestants ont appelé à « la fin de la dictature du parti unique ».

Depuis le « mouvement des parapluies » de 2014, les principaux militants pro-démocratie ont été poursuivis en justice pour des motifs liés aux réglementations sur les manifestations. Ces militants pro-démocratie et pro-indépendance ont également été interdits de présenter leur candidature aux élections à Hong Kong.

Où en est la Révolution des parapluies ?