Le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Mike Pompeo, a demandé le 17 mai à la Chine de ne pas s’immiscer dans le travail des journalistes américains exerçant à Hong Kong, lançant une nouvelle polémique avec Beijing autour de la liberté d’expression.

«J’ai récemment été informé que le gouvernement chinois a menacé d’interférer dans le travail des journalistes américains à Hong Kong», a déclaré le secrétaire d’État dans un communiqué. «Ces journalistes font partie de la presse libre, et ne sont pas les cadres d’une propagande».

«Toute décision portant atteinte à l’autonomie et aux libertés de Hongkong garanties par la Déclaration commune sino-britannique et la Loi fondamentale aurait inévitablement une incidence sur notre évaluation de la règle «Un pays, deux systèmes» et du statut du territoire», a-t-il ajouté, en référence au système politique de Hongkong qui permet à cette ex-colonie britannique une certaine autonomie.

À lire aussiDes journaux américains demandent l’annulation de l’expulsion des journalistes américains

La déclaration de Mike Pompeo répond à l’expulsion par Beijing de plus d’une quinzaine de journalistes américains depuis le début de l’année. En février, les autorités chinoises ont expulsé trois journalistes du Wall Street Journal, qui venait de publier une tribune portant sur la crise du coronavirus et jugée raciste par la Chine.

Quelques semaines plus tard, Washington a diminué les accréditations des journalistes chinois auprès des organes du gouvernement. Enfin, en mars, la Chine a expulsé une douzaine de journalistes du New York Times, du Washington Post et du Wall Street Journal.

À lire aussiLe gouvernement révoque les accréditations de journalistes américains

À lire aussi :  L’association des journalistes de Chine dénonce le gouvernement américain