Le président philippin Rodrigo Duterte s’est dit ouvert à la possibilité d’explorer les ressources naturelles de la mer de Chine méridionale avec la Chine et le Vietnam.

De retour d’un voyage à Beijing, il a souligné qu’il n’avait aucune intention de faire pression sur la Chine concernant la décision de la Cour permanente d’arbitrage de la Haye qui a jugé illégales les revendications de la Chine en mer de Chine méridionale.

Sur l’éventualité d’explorer la mer de Chine conjointement avec la Chine et le Vietnam, Rodrigo Duterte a indiqué que « si on peut y obtenir quelque chose sans tracasseries, pourquoi pas? ». Mais un accord en ce sens devra être « juste et équilibré », a-t-il souligné.

Le président de l’archipel n’a fait aucune mention de la Malaisie et de Brunei, deux autres pays du Sud-Est asiatique qui ont également des revendications territoriales sur cette mer.

La mer de Chine méridionale est depuis des décennies une zone potentielle de conflits militaires en raison de ces prétentions rivales. Elle recèlerait de vastes réserves de gaz et de pétrole.

Lors de sa visite en Chine, Rodrigo Duterte a rencontré le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang, les qualifiant de « généreux », « très progressiste » et de « sincères« . Cette visite a constitué une « aubaine » pour les Philippines, a-t-il ajouté, expliquant avoir obtenu davantage d’investissements chinois et d’aide.

Quant au jugement rendu par la CPA en juillet 2016, « nous avons décidé qu’il y aurait un bon moment pour en parler mais que ce n’était pas maintenant ».