Zhu Fenglian, porte-parole de la Chine continentale a exclu toute possibilité de dialogue et de consultation à travers le détroit de Taïwan avec l’autorité du Parti démocrate progressiste (PDP) de l’île qui refuse d’adhérer au Consensus de 1992 et s’écarte du principe d’une seule Chine.

Début novembre, la dirigeante Tsai Ing-wen avait de nouveau réitéré sa volonté d’entamer avec les dirigeants chinois un « dialogue substantiel, sur un pied d’égalité ». Tsai Ing-wen a indiqué que pour stabiliser les relations entre les deux rives du Détroit, elles devaient se poser sur « des principes de parité et de dignité en vue d’un dialogue significatif ». « Nous espérons que les autorités de Pékin assumerons elles aussi leur responsabilité et feront en sorte que ce dialogue intervienne prochainement », a-t-elle déclaré.

Pour Zhu Fenglian, porte-parole du Bureau des affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d’État, a indiqué que la politique de la Chine continentale à l’égard de Taïwan était claire et cohérente.

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« Nous avons souligné à plusieurs reprises que la cause profonde des tensions actuelles entre les deux rives du détroit résidait dans le refus du PDP de reconnaître le Consensus de 1992 et dans ses atteintes unilatérales aux fondations politiques communes pour le dialogue et la consultation entre les deux rives », a déclaré la porte-parole lors d’un point presse.

Concernant la volonté de Tsai Ing-wen de dialoguer, « elle fait en réalité de nouvelles tentatives de s’associer avec des forces extérieures afin de faire des remarques fantaisistes sur Hong Kong et le Xinjiang au mépris des faits, d’attaquer de manière malveillante la partie continentale et de provoquer une confrontation entre les deux rives du détroit », a assuré Zhu Fenglian.

Cette dernière a souligné que « de tels actes vont à l’encontre de ce que l’on appelle la ‘réconciliation’ et le ‘dialogue’. »