L’équipe scientifique internationale, mise en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour trouver les origines du virus ayant provoqué la pandémie de Covid-19, se rendra en Chine en janvier.

« Je peux confirmer que cela aura lieu en janvier », a indiqué un porte-parole de l’OMS, Hedinn Halldorsson. D’ailleurs, fin novembre, le patron de l’OMS avaut promis de tout faire pour connaître l’origine du virus ayant provoqué la pandémie de Covid-19, rejetant les accusations selon lesquelles l’agence onusienne est trop complaisante envers la Chine.

«Nous voulons connaître l’origine et nous ferons tout pour la connaître», a promis Tedros Adhanom Ghebreyesus, dont l’agence va envoyer une équipe scientifique internationale sur le terrain en Chine.

Pour l’heure, aucun détails sur le parcours de la mission a été transmis, mais plusieurs hauts responsables de l’OMS ont dit à plusieurs reprises vouloir que la mission se rende dans la région chinoise de Wuhan, considérée comme le berceau de la pandémie.

Par la suite ces derniers exploreront d’autres pistes qui les mèneront ailleurs. La mission est composée de dix scientifiques (Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, Australie, Russie, Vietnam, Allemagne, Etats-Unis, Qatar et Japon) reconnus dans leurs différents domaines de compétence.

Elle aura aussi pour mission de remonter aux origines du virus et de savoir comment il s’est transmis à l’homme.

Le 30 octobre, l’OMS avait annoncé que la mission s’était réunie pour la première fois de façon virtuelle avec des experts chinois. Dès lors l’agence onusienne a dû faire face à des critiques de la part de nombreux pays, dont les Etats-Unis, pays le plus endeuillé par la pandémie avec près de 307 638 morts.

Washington a violemment accusé la Chine de cacher des choses et l’OMS de trop se plier à la volonté des autorités chinoises. Par la suite, d’autres pays occidentaux (Australie, France, Allemagne, etc.) ont vivement critiqué la Chine, la soupçonnant de freiner le processus.

Les scientifiques pensent que l’hôte originel du virus est une chauve-souris, mais on ne connaît pas l’animal intermédiaire qui a permis la contamination humaine. C’est cet élément que la communauté scientifique internationale et l’OMS espèrent découvrir, afin de mieux comprendre ce qui s’est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.