Des mesures punitives avaient été annoncées fin juillet, un mois après la découverte d’un foyer d’infection au variant Delta dans un aéroport de Nankin. A la suite de cette nouvelle vague, des directeurs hospitaliers ou d’aéroports ont été licenciés, ainsi que des membres des autorités locales.

Une trentaine de responsables chinois ont été punis suite à une nouvelle hausse des cas liée au variant Delta. Leur gestion de l’épidémie a été jugée insuffisante par les autorités compétentes.

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Le 7 août, 1.507 cas avaient été recensés dans les quatre provinces principalement concernées par cette résurgence du Covid-19. Au total, plus de la moitié des provinces chinoises seraient affectées. Il s’agit de la vague la plus sévère sur le territoire chinois depuis 2020.

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La trentaine de responsables concernés sont des membres des autorités locales, des directeurs hospitaliers et d’aéroports. Tous sont accusés d’avoir favorisé la hausse des cas du variant Delta, en raison d’une application laxiste des restrictions et des contrôles sanitaires, selon le quotidien «Global Times».

Parmi eux, une vingtaine de responsables liés à l’organisation d’un vaste évènement touristique à Zhangjiajie qui aurait favorisé la diffusion du virus dans huit villes et provinces du pays.

Mises en oeuvre le 8 août, les punitions avaient été annoncées le 31 juillet. 328 cas avaient alors été détectés en un mois, soit un nombre équivalent à ceux détectés entre février et juin. A Nankin, point de départ des infections, 308 cas ont été détectés le 8 août, dont six malades critiques. Un éventuel décès serait le premier enregistré depuis plus de six mois sur le territoire.

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Ces licenciements sont dans la continuité de la position de la Chine vis-à-vis des origines de la pandémie de Covid-19. Dès 2020, la Chine avait reproché aux autorités locales de ne pas avoir adopté des mesures dès les premiers signes de la maladie, favorisant la circulation du Covid-19.

Depuis plusieurs mois, la Chine a adopté une politique de zéro Covid-19, afin d’éliminer la présence du Covid-19 sur le territoire, via des mesures d’endiguement, tout en vaccinant massivement.

Lors d’un point presse, le 7 août, l’ancien ministre chinois de la Santé Gao Qiang estimait que la résurgence des cas était une preuve qu’il fallait renforcer la stratégie anti-épidémique à travers toute la Chine. Ce dernier a rejeté a politique de «coexistence avec le virus» pourtant préconisée par certains experts.

Face à cette résurgence des cas, les autorités chinoises cherchent donc à reprendre le contrôle de l’épidémie. Une première campagne de tests a eu lieu à Zhengzhou dès le premier cas, avec deux millions de tests réalisés. Récemment, plus de 11,3 millions de tests ont été réalisés à Wuhan, premier foyer de la pandémie, également sujette à une hausse des cas. Neuf foyers d’infections y ont été détectés.