Les États-Unis condamnent l’arrestation de plus de 80 manifestants à Hong Kong pour avoir « participé » à des mouvements de protestation lors de la fête nationale. Le gouvernement hongkongais a vivement critiqué ces propos

La Maison Blanche

Les États-Unis ont condamné l’arrestation par le gouvernement de Hong Kong de plus de 80 personnes pour avoir participé à une manifestation pro-démocratie « non autorisée » le jour de la fête nationale chinoise, le 1er octobre, et qu’une vingtaine de personnes environ avaient été condamnées à une amende pour des violations présumées des règles de distanciation sociale COVID-19.

Selon une déclaration officielle du porte-parole du département d’État américain, Morgan Ortagus, « nous sommes scandalisés par l’arrestation arbitraire par le gouvernement de Hong Kong de plus de 80 personnes le 1er octobre. Un Hong Kong stable et prospère dépend du respect des droits de réunion et de la liberté d’expression, et d’autres libertés fondamentales. En réprimant une opinion publique pacifique, le gouvernement de Hong Kong montre une fois de plus sa complicité avec l’éviscération par le Parti communiste chinois de l’autonomie de Hong Kong et des libertés de son peuple ».

Elle a condamné les autorités de Hong Kong pour leur « utilisation continue des forces de l’ordre à des fins politiques, ce qui est contraire à la préservation de l’état de droit et au respect des droits de l’homme, y compris les droits de réunion et d’expression ». Ces arrestations soulignent à nouveau le démantèlement complet par la Chine, du principe Un pays, deux systèmes que Beijing avait promis de respecter, a ajouté le porte-parole. A Hong Kong, le ton est monté contre les autorités américaines.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

De son côté, le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK) a fait part de son opposition le 4 octobre à la déclaration faite la veille par le département d’État américain au sujet des arrestations auxquelles a procédé la police de Hong Kong le 1er octobre.

Selon un porte-parole du gouvernement de Hong Kong, « il est particulièrement regrettable que de hauts responsables américains persistent à adopter des doubles critères en exprimant des remarques totalement irresponsables sur les mesures d’application de la loi à Hong Kong ».

Le gouvernement de Hong Kong a rappelé au gouvernement américain que « Hong Kong est une partie inaliénable de la République populaire de Chine, ainsi qu’une région administrative locale jouissant d’un degré élevé d’autonomie et relevant directement du gouvernement populaire central. Les affaires de Hong Kong sont des affaires internes de la Chine et les gouvernements étrangers doivent cesser de se livrer à des déclarations alarmistes et d’interférer sous quelque forme que ce soit dans les affaires de Hong Kong ».

Le porte-parole a souligné que les arrestations auxquelles la police a procédé étaient absolument légales et « nécessaires pour maintenir la loi et l’ordre dans la société et protéger la vie et les biens des résidents de Hong Kong ».

« En tant qu’organisme chargé de l’application de la loi, la police prendra les mesures nécessaires en cas d’actes illicites en stricte conformité avec les lois en vigueur. La police a toujours traité et continuera de traiter toutes les affaires de manière équitable, juste et impartiale conformément à la loi », a précisé le porte-parole.

Par ailleurs, « depuis le retour de Hong Kong au sein de la mère-patrie, le gouvernement central a mis en œuvre sans relâche la politique ‘Un pays, deux systèmes’ pour maintenir efficacement la prospérité et la stabilité de Hong Kong, qui occupe une place constante dans le classement mondial de l’état de droit », a écrit ce dernier.