Washington a annoncé le 7 mai avoir trouvé un accord avec Beijing sur le dossier ZTE, géant chinois des télécoms.

«A environ 06h00 du matin (10H00 GMT, NDLR), nous avons conclu un accord définitif avec ZTE», a annoncé le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, lors d’une interview à la chaîne d’informations financières CNBC.
Cet accord devrait permettre de conclure positivement la série de réunions de négociations concernant les différends commerciaux entre les deux premières puissances mondiales.

Désireux à rompre la glace, le gouvernement chinois a proposé d’acheter 70 milliards (58,8 mds €) de marchandises américaines supplémentaires pour réduire le déficit de Washington, priorité pour le président Donald Trump.

La Chine prête à acheter des biens américains

ZTE a été sanctionné par le gouvernement américain mi-avril pour avoir violé les embargos sur l’Iran et la Corée du Nord. ZTE s’est vu refuser l’exportation de composants électroniques américains comme les microprocesseurs indispensables à la fabrication des smart-phones du groupe chinois.

Cette interdiction a conduit le groupe chinois à cesser l’essentiel de ses activités, ce qui a également pénalisé les entreprises américaines. Pour lever l’interdiction, le géant des télécom «doit s’acquitter d’une amende de 1 milliard de dollars» (840 millions d’euros), selon le communiqué du département américain du commerce.

De plus, 400 millions de dollars (336 millions d’euros) devront être placés sous séquestre pour être utilisés en cas de violation du nouvel accord. Ces sanctions s’ajoutent aux 892 millions (749,2 M€) déjà payés par ZTE, sur la base du premier accord signé en mars 2017.

Outre l’amende, ZTE a accepté de remanier son conseil d’administration et son équipe dirigeante dans les 30 prochains jours. Pour apaiser les critiques des parlementaires américains, estimant que ZTE représente un danger pour la sécurité nationale, Wilbur Ross a annoncé la mise en place, au sein même de ZTE, d’une cellule de surveillance.

«Nous allons étroitement surveiller les agissements de ZTE. S’ils venaient à commettre de nouvelles violations, nous pourrions leur refuser l’accès aux technologies américaines et collecter les 400 millions placés sous séquestre», a assuré ce dernier.

ZTE et les États-Unis signent un accord