Les revendications de la Chine se basent sur une délimitation en 9 pointillés apparue sur des cartes datant des années 1940. Raison pour lesquelles, le gouvernement n’accepterait pas la décision de la Cour Permanente d’arbitrage, et n’y participerait pas faute de légitimité de cette dernière.

Pour étayer sa position, le 9 juillet, les médias ont mit en exergue la version révisée de l’Atlas illustré du monde de 1994, publié par la société Rand McNally, montrant que l’île de Huangyan, et les îles Nansha et Xisha, concernées par le litige territorial en mer de Chine méridionale, appartiennent à la Chine.

Dans une interview accordée à Xinhua, Chia-Chi Tsui, professeur sino-américain à la retraite, a expliqué que « l’Atlas illustré du monde est publié par l’une des maisons d’édition de cartes les plus reconnues des Etats-Unis. L’atlas situe clairement l’île de Huangyan hors des frontières philippines en situant l’île, appelée ‘récif de Scarborough’ par les Philippines, à l’ouest de la limite occidentale du territoire philippin située à 118 degrés de longitude est ».

De son côté, Radio Chine International explique que la Constitution philippine en 1935, le Traité de Paris de 1898, le Traité de Washington de 1900 et la Convention de 1930 entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni définissent également « la limite occidentale du territoire philippin à 118 degrés de longitude est », appartenant à la Chine.

De plus, les noms des îles principales de Chine méridionale sont écrits sur la carte de l’atlas américain, en pinyin chinois, alors que les noms des autres lieux d’Asie du Sud-est sont écrits en anglais.

« En outre, le mot Chine est clairement inscrit en dessous des îles Xisha et Nansha sur la carte« , a indiqué Chia-Chi Tsui. Cependant, la 1ère édition de 1992 n’indique par la frontière philippine et l’île de Huangyan, une énigme posée à « Rand McNally, une société fondée en 1856, n’a pas encore répondu aux questions de Xinhua sur les changements apportés à l’édition de 1994 ».

La zone disputée est une route maritime primordiale pour l’approvisionnement de la région, d’autant que cette mer est susceptible de receler d’importantes réserves pétrolières et gazières. Expliquant pourquoi les îles Spratleys attisent la convoitise des Philippines, du Vietnam, du Brunei, de la Malaisie et de Taïwan depuis des décennies.