Le gouvernement chinois a confirmé ce 21 août le placement en détention d’un employé du consulat de Grande-Bretagne à Hong Kong, qui avait disparu depuis le 8 août.

Lors d’un point presse, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Geng Shuang, a déclaré que l’homme faisait l’objet d’un placement en détention de 15 jours à Shenzhen, pour avoir enfreint une loi sur la sécurité publique.

Geng Shuang n’a pas donné de détail sur les accusations, ni sur une possible libération. Il a toutefois souligné qu’il était de nationalité hongkongaise, «c’est-à-dire chinoise». «Il s’agit donc entièrement d’une affaire intérieure chinoise», a déclaré le porte-parole.

Le ministère britannique des Affaires étrangères s’était dit le 19 août «extrêmement préoccupé» par l’arrestation en Chine d’un employé de son consulat. La police de Hong Kong a confirmé l’ouverture une enquête pour un cas de disparition le 9 août.

Sa famille a déclaré que l’employé, du nom de Simon Cheng, s’était rendu le 8 août à Shenzhen pour un rendez-vous d’affaires. La famille disait avoir perdu le contact avec lui dans la soirée alors qu’il était sur le chemin du retour. Il s’apprêtait à passer les contrôles douaniers pour rentrer à Hong Kong.

«Nous avons perdu le contact avec lui depuis», a indiqué la famille sur Facebook. Cette dernière a précisé que le département de l’immigration de Hong Kong, après consultation auprès du Bureau municipal du Commerce de Shenzhen, lui avait «déclaré oralement que Simon était en détention administrative, mais qu’ils n’avaient pas obtenu davantage d’informations relatives au motif, au lieu et à la durée de sa détention».

Aucun avis de détention administrative n’a été envoyé à la famille. Des avocats lui ont confirmé que le cas de Simon Cheng était traité par le Bureau de la sécurité publique de Shenzhen mais qu’ils ne savaient pas où il se trouvait.

«Nous nous sentons impuissants et sommes malades d’inquiétude pour Simon», a encore souligné sa famille dans son message sur Facebook. «Nous espérons que Simon rentrera à Hongkong le plus tôt possible».

Cette affaire intervient alors que les relations entre Pékin et Londres sont de plus en plus tendues par les manifestations qui se déroulent depuis plus de deux mois dans l’ancienne colonie britannique restituée à la Chine en 1997.

A lire aussi : Beijing demande à Londres de ne pas s’ingérer dans ses affaires

Le porte-parole chinois a de nouveau accusé mercredi le gouvernement britannique «d’attiser les flammes» de la contestation contre l’influence de Beijing à Hong Kong.