La Mission de la Chine aux Nations Unies a dénoncé la lettre d’experts onusiens qui assurent que la loi sur la sécurité nationale «empiète sur certains droits fondamentaux» à Hong Kong.

Pour les diplomates chinoise cette lettre « contient des accusations malveillantes basées sur de fausses informations et des spéculations non fondées, qui interfèrent gravement dans la souveraineté et les affaires intérieures de la Chine, et la Chine les rejette ».

Le 1er septembre, Fionnuala Ní Aoláin, rapporteuse spéciale sur «la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte contre le terrorisme», et quelques experts du Conseil des Droits de l’Homme ont envoyé une déclaration au gouvernement chinois concernant la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

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La mission chinoise auprès de l’ONU a répondu le 5 septembre dans un communiqué que « la Chine s’oppose fermement et rejette totalement la lettre ouverte car elle est basée sur de fausses informations et des spéculations non fondées, et elle lance des accusations injustifiées et malveillantes concernant la législation, tout en interférant grossièrement dans la souveraineté et les affaires internes de la Chine ».

Les diplomates chinois ont assuré que « la loi est à la fois nécessaire et légitime pour que la Chine établisse et améliore au niveau national un cadre juridique et un mécanisme d’application pour sauvegarder la sécurité nationale à Hong Kong ».

Le but de cette loi est de « combler les lacunes existantes dans la législation de Hong Kong, de sauvegarder efficacement la souveraineté et la sécurité nationales de la Chine et faire en sorte que Hong Kong continue de jouir de la prospérité et de la stabilité », tout en respectant le principe «Un pays, deux systèmes».

Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

La mission chinoise auprès de l’ONU a assuré que «les accusations sans fondement portées par ces experts contre la loi sur la sécurité nationale sont absolument intenables», ajoutant que « les citoyens de Hong Kong se rassemblent pour soutenir la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong ».

Le communiqué de la mission chinoise reproche aussi à Fionnuala Ní Aoláin et aux experts d’avoir fermé les yeux sur les activités des séparatistes et des forces radicales locales à Hong Kong, l’escalade des activités terroristes violentes et les graves conséquences négatives de l’ingérence étrangère dans les affaires de Hong Kong.

Selon le communiqué, «par arrogance, parti pris et sur la base de leurs propres motivations politiques, ils ont déformé et calomnié sans raison la Loi sur la sécurité nationale et se sont empressés de publier leur lettre ouverte en ligne sans communication efficace avec la Chine, afin de répondre à certains pays occidentaux et aux forces anti-chinoises».

«Cela montre une fois de plus que certains titulaires de mandat (experts, ndlr) ne possèdent pas la qualité et les compétences professionnelles nécessaires pour s’acquitter de leurs fonctions et ne sont pas disposés à comprendre et à examiner les problèmes de manière globale, impartiale et objective. Pire encore, ils ont l’intention d’abuser de leur mandat à des fins politiques, en violation à la fois des buts et des principes de la Charte des Nations Unies et du Code de conduite pour les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme», a indiqué la Mission de la Chine aux Nations Unies dans son communiqué.