Une voiture piégée a explosé devant l’ambassade de Chine à Bichkek, capitale du Kirghizstan, faisant plusieurs blessés. La France a exprimé son soutien et sa volonté de lutter conjointement contre le terrorisme.

Selon la police, l’incident est survenu tôt le matin (heure locale), le chauffeur a essayé de foncer les portes de l’ambassade avec sa voiture, avant de se faire exploser dans le centre du complexe, près de la résidence de l’ambassadeur.

Ambassade de Chine à Bichkek

Ambassade de Chine à Bichkek

« Seul le kamikaze est mort et des gardes de sécurité ont été blessés« , a annoncé le vice-premier ministre Jenish Razakov aux médias. De plus, des membres du personnel de l’ambassade ont été blessés par l’explosion.

De son côté, Sputnik News cite « une autre source des services de sécurité de ce pays d’Asie centrale (précisant) qu’un ‘engin explosif’ avait été placé dans le véhicule ».

Des habitants de Bichkek ont indiqué à l’AFP que le souffle de l’explosion avait fait trembler leurs maisons et brisé les vitres. Et « des parties du corps du kamikaze ont été retrouvées dans un périmètre de plusieurs centaines de mètres » révèle Le Monde.

 La France a condamné l’attentat par la voix du porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Romain Nadal. « Nous exprimons notre solidarité au personnel de cette représentation diplomatique ainsi qu’aux autorités chinoises », a souligné ce dernier.

Ce dernier a indiqué qu’aux « côtés de ses partenaires, la France soutient les efforts du Kirghizistan en faveur du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre le terrorisme ».

Selon l’Agence France Presse, « les autorités kirghizes s’inquiètent de l’influence croissante du groupe État islamique dans le pays et annoncent régulièrement avoir déjoué des attentats fomentés par l’EI ». Le gouvernement kirghize a indiqué que 500 de ses compatriotes combattent dans les rangs de l’EI en Syrie et en Irak.

Le gouvernement chinois assure que l’EI recrute parmi les Ouïghours. D’ailleurs, des responsables chinois ont été la cible d’attaques au Kirghizstan. En l’an 2000, l’un d’eux a périt lors d’une attaque, attribué aux Ouïghours, minorité ethnique, majoritairement musulmane, vivant au Xinjiang.