Le service de renseignement britannique pour la cybersécurité (NCSC) a estimé qu’il est possible de limiter les risques liés à l’utilisation dans la 5G d’équipements du géant des télécoms Huawei.

D’après le quotidien The Financial Times, qui cite deux personnes proches du dossier, le NCSC pense qu’il y a plusieurs manières de gérer les risques posés par Huawei dans le déploiement de la technologie 5G au Royaume-Uni.

Cette décision des services secrets britanniques va à l’encontre du lobbying anti-Huawei mit en place par Etats-Unis pour contrer le développement du géant chinois dans les pays occidentaux.

Washington conside que le groupe chinois a de possibles liens avec les services de renseignement chinois. Mais surtout l’administration Trump souhaite freiner les avancées technologiques de son principal concurrent.

Huawei est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’équipements et de services de technologies mobiles. Malgré toute les accusations, le groupe dément toute coopération à des fins d’espionnage.

La conclusion du service de renseignement n’a pas été rendue publique mais elle devrait peser dans la décision que le gouvernement britannique doit prendre sur l’utilisation de Huawei dans le réseau de la 5G.

Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, avait toutefois exprimé en décembre sa très « vive inquiétude » quant à la participation du géant chinois à la 5G britannique.

D’autant plus que le premier opérateur mobile, BT, a annoncé le retrait de l’équipement Huawei des réseaux 3G et 4G. Son concurrent Vodafone a, lui, suspendu ses achats d’équipements Huawei pour ses infrastructures en Europe.

L’année dernière, plusieurs pays dont l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, ont interdit à la firme chinoise de participer au déploiement de la 5G. Des pays européens (France, Allemagne, …), ainsi que le Japon et le Canada, continuent à évaluer les risques liés à l’utilisation des produits de la marque chinoise.