La Chine a contesté les allégations selon lesquelles elle aurait déployé des efforts insuffisants pour secourir l’équipage du Sanchi. Les autorités ont aussi indiqué que la marée noire avait triplé en 4 jours.

Une catastrophe écologique sans précédent

La marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a triplé de taille en l’espace de quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km2.

Des images satellites ont permis de détecter dimanche 21 janvier trois nappes d’hydrocarbures mesurant au total 332 km2, a indiqué l’Administration nationale des océans, qui avait fait état d’une marée noire de 101 km2, mercredi 17 janvier.

La marée noire se déverse dans la mer orientale

Le Sanchi transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré le 14 janvier après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo hongkongais à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai. 32 marins, dont 30 Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe.

Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur, et la quantité de polluants encore présents dans le bateau n’est pas connue. En plus de sa cargaison, le Sanchi pouvait transporter environ 1 000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.

La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants marins, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises.

Tension diplomatique entre la Chine et l’Iran

Alors que cette marée noire inquiète les autorités chinoises, japonaises et sud-coréennes, Pang Sen, Chine, Iran, mers de Chine, mer de Chine orientale, diplomatie, géopolitique, relation internationale, écologie, marée noire, environnement, pollution, ambassadeur de Chine en Iran, a déclaré que la presse devrait s’inspirer des informations publiées par les gouvernements chinois et iranien, qui constituent les seules autorités en la matière, et rejeter les fausses allégations pour éviter de nuire à l’amitié sino-iranienne.

L’ambassadeur a déclaré que la Chine avait déployé pendant 24 heures une dizaine de navires chinois et étrangers dans une opération de secours de grande envergure. L’ambassadeur a indiqué que « les secouristes envoyés par le gouvernement iranien ont également reçu l’aide de la Chine sous forme d’équipement spécialisé ». De ce fait, « les opérations de sauvetage menées par la Chine ont toujours été ouvertes, publiques et transparentes », a assuré Pang Sen.