L’administration de Donald Trump a imposé le 16 octobre des conditionsqui limitent la liberté d’action des diplomates chinois aux Etats-Unis, invoquant la «réciprocité».

«En Chine, les diplomates américains n’ont pas accès sans entraves à un grand nombre de personnes» utiles à la compréhension des enjeux locaux, a indiqué haut responsable du département d’Etat américain à la presse.

Ce dernier a évoqué des responsables locaux et provinciaux et des interlocuteurs dans les domaines universitaire ou scientifique. «Nous devons demander la permission» avant de nombreuses rencontres «et souvent, cette permission nous est refusée», a-t-il ajouté, sous couvert de l’anonymat.

«Au contraire, les diplomates de la République populaire de Chine en poste ici aux Etats-Unis peuvent pleinement bénéficier des avantages de notre société ouverte», a estimé ce responsable.

Dans le but d’ajouter «un tout petit peu de réciprocité», tous les diplomates chinois aux Etats-Unis devront dorénavant «notifier en amont au département d’Etat» chacune de leurs rencontres officielles avec des responsables des Etats fédérés ou d’institutions locales, ou avec des institutions du secteur de l’éducation et de la recherche.

Le responsable a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une demande de permission, mais seulement d’une «notification». Il a dit espérer que cette mesure va pousser le gouvernement chinois à ouvrir davantage sa société aux diplomates américains.

L’administration Trump est engagée dans une confrontation avec la Chine dans plusieurs domaines. Washington accuse la Chine de violations des droits humains, d’expansionnisme et de vol de propriété intellectuelle, sur fond de guerre commerciale à coups de taxes douanières entre les deux premières puissances économiques mondiales.