Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé qu’il a été convenu « de porter les exportations pétrolières destinées à la Chine à un million de barils. Uniquement pour la Chine, un million de barils ».

Lors d’un point presse visant à faire le bilan de sa visite du 13 au 15 septembre en Chine, il n’a cependant pas précisé la contribution de Beijing au projet. Nicolas Maduro a évalué les investissements des deux pays à quelque 5 milliards de dollars (4,3 mds €). Un objectif à atteindre d’ici août 2019 : « je calcule que nous devons investir quelque 5 milliards de dollars », a précisé Maduro.

En 2017, Caracas a envoyé une moyenne de 700.000 barils par jour vers la Chine, selon des estimations d’experts. Le Venezuela dépend de la Chine, qui est l’un des principaux alliés et créancier du pays, qui a reçu quelque 62 milliards de dollars (53,3 mds €) de prêts de Beijing, au cours des dix dernières années, principalement en échange de pétrole.
La dette de Caracas vis-à-vis de Beijing s’élève encore à environ 20 milliards de dollars (17,2 mds €), dont les conditions de remboursement ont été assouplies en 2016.

Selon les analystes cités par l’Agence France Presse, « cette flexibilisation inclut une période durant laquelle le Venezuela peut déduire une partie des intérêts de la dette, afin de continuer à percevoir des liquidités, essentielles dans le contexte actuel de crise ».

« Le Venezuela est un bon payeur. Dans les moments les plus difficiles, il a démontré sa capacité à honorer ses engagements avec la Chine (…). Les comptes sont clairs avec eux », a assuré le dirigeant.

Le pays d’Amérique latine possède les plus importantes réserves de pétrole au monde et le secteur pétrolier lui fournit 96% de ses revenus. Or sa production a fortement chuté, elle est passée de 3,2 millions en 2008 à 1,5 million de barils par jour en juin, d’après l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).