Les États-Unis ont demandé mercredi 27 mai une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de débattre sur la loi sécuritaire controversée voulue par Beijing pour Hong Kong. Mais la Chine a refusé qu’elle se tienne, selon des diplomates interrogés par l’Agence France Presse.

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En raisons des nouveaux dispositifs instaurés pendant la pandémie de Covid-19, toutes les visioconférences du Conseil de sécurité sont organisées sur la base d’un consensus entre ses 15 membres. En temps normal, chaque membre du Conseil peut s’opposer à une réunion s’il recueille 9 voix sur 15 lors d’un vote de procédure.

«Les États-Unis sont profondément préoccupés par les actions du Parlement chinois qui sapent fondamentalement le haut degré d’autonomie et les libertés découlant de la Déclaration sino-britannique de 1984 enregistrée comme un traité par l’ONU», a souligné dans un communiqué la mission américaine auprès des Nations unies.

«Il s’agit d’un problème mondial urgent qui a des implications pour la paix et la sécurité internationales», a ajouté ce communiqué, indiquant que les États-Unis ont demandé en conséquence une visioconférence du Conseil de sécurité.

Dans un tweet publié le 27 mai dans la soirée, l’ambassadeur chinois à l’ONU, Zhang Jun, a qualifié la demande de réunion par les États-Unis de «sans fondement». «La législation sur la sécurité nationale pour Hongkong relève uniquement des affaires internes de la Chine» et «n’a rien à voir avec le mandat du Conseil de sécurité», a-t-il ajouté.

Les États-Unis avaient formellement conclu dans la journée que Hong Kong ne jouissait plus de l’autonomie promise par la Chine, engageant de possibles représailles commerciales, dans une première riposte spectaculaire à la loi sécuritaire controversée voulue par Beijing.